08.02.2007
Carte blanche publiée dans le soir de ce jeudi 08.02.07, signée par Ali Guissé & Moïse Essoh:
La régularisation des sans papiers ne doit pas être un sujet tabou en Belgique
Depuis plus de deux ans, les sans papiers s’organisent en Belgique pour mettre en exergue la situation catastrophique qui est la leur. Cette mobilisation s’est concrétisée par des dizaines de manifestations, des rencontres débats, des pétitions,…. Les sans papiers, en collaboration avec des avocats, ont élaboré et défendu devant de la Chambre une proposition de loi pour des critères de régularisation clairs et permanents. Hélas cette démarche démocratique et citoyenne n’a eu pour réponse que silence et mutisme de la part d’un gouvernement plus préoccupé de rassurer les tenants des thèses de repli sur soi et de rejet de l’autre, que les tenants des thèses de partage et d’humanisme.
Peut-on envisager que le prochain gouvernement fasse de nouveau l’impasse, dans son programme, sur une campagne de régularisation ? Peut-on imaginer que les principaux partis politiques fassent semblant d’ignorer ces personnes qui gémissent sous le poids de la misère qui les accable, et qui pourtant donnent tant et chaque jour à la Belgique, aux marchands de sommeil, aux nombreux entrepreneurs véreux et frauduleux, aux simples citoyens qui eux, heureusement, leur sont reconnaissants ? Pourrions-nous encore dormir d’un sommeil paisible, si nous laissons ces milliers de personnes sans identité, sans avenir, et sans dignité ?
Nous pensons que la régularisation des sans papiers est essentiellement politique, malgré tous les actes de solidarité innombrables et ô combien importants, de milliers de simples citoyens et d’association de soutien aux sans papiers. Et à la veille d’une échéance électorale comme celle à venir, il est tout à fait indispensable d’envisager des débats francs, afin de décrisper et de clarifier les positions de chacun. Déjà, certains partis comme Ecolo et le PS ont commencé à déclarer qu’ils exigeront que la régularisation fasse partie du prochain accord de Gouvernement, s’ils sont amenés à y participer. On veut bien les croire, mais surtout les entendre plus par des actes hauts et forts sur ce sujet, eux et les autres partis démocratiques.
Aujourd’hui plus que jamais, nous invitons tous les acteurs politiques à trouver une solution plus juste et plus humaine au problème des sans papiers. Nous invitons les forces vives (journalistes, artistes, associations, juristes, avocats, citoyens et étrangers en situations régulières, réfugiés reconnus,…) à participer à ce débat, à ne pas l’escamoter, voire à défendre comme nous, la régularisation massive et permanente des sans papiers. Il faut en effet mettre au grand jour, une fois n’est pas de trop, la souffrance et l’indicible injustice que ces hommes, femmes et enfants subissent chaque jour sous le soleil. La question des sans papiers doit résolument être aux premières loges du débat démocratique électoral et des négociations du prochain gouvernement.
Quant à la masse de citoyens dit lambda, cette masse puissante, mais parfois silencieuse, elle a toujours été aux côtés des sans papiers depuis le début des occupations des lieux philosophiques et religieux, à travers leurs syndicats, les assemblées des voisins et voisines, les associations citoyennes. Toute cette mobilisation n’est pas due qu’au hasard ou a de la pitié. Elle indique aussi un choix de sociétés claires, une position sans équivoque en faveur des valeurs de partage et d’humanisme. Elle indique un rejet des valeurs d’extrême droite, de la peur non fondée de l’Autre.
Cette mobilisation reconnaît dans les sans papiers des travailleurs, hélas souvent non déclarés. Elle leur reconnaît une contribution permanente à l’économie du pays. Elle reconnaît en eux, tout simplement, des hommes et des femmes qui se battent au quotidien, comme tous les autres sur cette terre, pour vivre et faire vivre leur famille. En effet, soutenir les sans-papiers, c’est se soutenir soi-même. Accepter l’étranger, c’est s’accepter soi même, c’est faire sienne cette maxime d’Erasme : “Je suis un citoyen du monde, ma patrie est partout ou plutôt, je suis un étranger pour tous ”.
Si les citoyens sont ainsi mobilisés autour de cette question, quelle que soit par ailleurs leur camp, les politiques ne devraient pas en faire l’économie.
Loin d’être simplement technique ou émotionnelle, la question des sans papiers est en réalité, parmi très peu d’autres, emblématique d’un débat de société plus profond sur les valeurs essentielles de l’Europe et de la Belgique de demain. Dans le contexte de l’élargissement de cette Europe, du danger qui se dessine à travers le renforcement des groupes d’extrême droite comme récemment au parlement européen, nous réaffirmons que la régularisation des sans papiers est l’expression forte d’une société plus démocratique, plus ouverte, plus juste et plus solidaire. Elle ne sera jamais un signe de faiblesse devant une prétendue invasion fantasmatique des étrangers, sauf en effet à se considérer si faible que légaliser la situation de quelques milliers de personnes vivant déjà sur notre territoire nous serait fatal.
Le débat électoral qui s’annonce doit être une occasion pour tous, et notamment les candidats, de faire clairement ce choix de société. La régularisation des sans papiers ne doit pas être un sujet tabou en Belgique.
Ali Guissé : Ancien porte parole de UDEP
Moïse Essoh : MOJA
15:00 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Envoyer cette note
APPEL à produire le Festival des sans papiers
Si vous avez aimé les occupations d’église par les Sans-papiers l’année dernière. Vous adorerez l’occupation de la culture par la figure du Sans-papiers cette année.
Depuis une dizaine d’années, le sort des personnes Sans-papiers a pénétré le débat public en Belgique. Débat récurrent et lancinant. Le mouvement de revendication ou de solidarité en faveur des Sans-papiers a été parsemé de moments forts (Béguinage, Semira, Sainte-Croix...), et de traversées du désert. L’année dernière, il a connu un déchaînement d’effervescence lorsque les Sans-papiers ont enfin osé s’afficher au grand jour et s’auto-organiser pour revendiquer leur régularisation selon des critères clairs et permanents. La force du mouvement n’a épargné aucune province, mettant longtemps les Sans-papiers à la Une, sans que le monde politique entende leurs demandes.
Créer une chambre d’échos
Cette année voit se profiler une échéance : les élections législatives. Pour nombre d’observateurs, c’est le moment propice pour remettre à l’agenda du politique cette question. Le débat communautaire risque fort d’envahir l’espace public au détriment des Sans-papiers : il nous faut créer une chambre d’échos à leur légitime revendication.Refuser l’inacceptable...
Pour nos États, encore tellement nationaux, le Sans-papiers est perçu comme une menace. Il est « impensable ». L’État enferme, rafle et expulse, bref, criminalise le Sans-papiers et... favorise ainsi l’ouverture de l’imaginaire à la déshumanisation de l’autre. Déjà l’inacceptable est atteint....mais accepter la complexité
La question des Sans-papiers dépasse en complexité les réponses que l’État peut lui donner et la régularisation, même massive, sera loin d’épuiser cette question. Le Sans-papiers qui vient frapper à nos portes, au cœur des quartiers de nos villes, pose la question du « vivre ensemble » qui se joue localement et mondialement. Cela amène certains d’entre nous à se demander : mais de quelle peuple les Sans-papiers sont-ils l’avant-garde ? Outre la nécessaire solidarité pour ces personnes et leurs revendications, c’est l’ouverture vers un futur encore à construire qui se joue essentiellement. Nous possédons la conviction que cela ne se fera pas sans une large implication citoyenne.D’où cette idée de Festival...
En vue de lui offrir une chambre d’échos et d’aborder cette question sous tous ses aspects, afin d’imaginer d’autres possibles et d’envisager les choses dans la durée, nous proposons l’organisation d’un aussi vaste qu’original Festival des Sans-papiers [titre à préciser] qui animera les quatre coins de notre petit royaume l’espace d’un printemps. L’idée consiste à rendre visible et incontournable, plusieurs semaines durant, la question des Sans-papiers sous toutes ses facettes. Sous forme festive et questionnante même contradictoire, partagée par nombre d’entre nous et riche de propositions.... ouvert à tous, comme la citoyenneté
Nous invitons les citoyens et citoyennes responsables, les artistes concernés, les associations en tous genres, les syndicats de toutes les couleurs, les comités de soutien ou de quartier, les collectifs militants, les voisins et voisines en assemblée ou non, le monde de la culture dans tous ses états, le monde académique à tous les étages, les étudiants, etc., à prendre des initiatives, rendre compte des solidarités, proposer des idées, organiser des activités propices à susciter du débat, un questionnement, des recherches, des avancées, des refus d’injustice, le plaisir de la rencontre de l’autre, ou sa crainte, autour de cette question qui nous concerne tous et à faire entendre la cause des personnes sans papiers. Il s’agit de rendre visible le fait que cette question préoccupe bon nombre de citoyens de ce pays, organisés ou non.... ouvert à toutes les sensibilités, comme il se doit
Selon ses envies, ses sensibilités, chacune et chacun pourra, de fait et en fête, apporter à ce festival la note qu’elle ou qu’il sait jouer, aborder la question par l’angle qui correspond à sa vision. Le nœud se démêlera par chacun de ses fils, le filet sera détricoté et renoué par chacune de ses mailles.... ouvert à toutes les explorations, comme un grand dossier
La situation des Sans-papiers se trouve en effet au nœud d’un tissu de dimensions et d’enjeux aussi bien sociaux que politiques, économiques, éthiques, internationaux et culturels. Qu’il s’agisse du rapport à l’autre, des relations de voisinage, de la rencontre des cultures, de la politique d’immigration, de l’organisation du travail, de l’économie informelle, de la fiscalité, de la sécurité sociale et de la solidarité, de la définition de la citoyenneté, de l’identité nationale, de l’évolution des États-nations, de la mondialisation, des rapports Nord/Sud, de l’aide humanitaire, des discours sécuritaires, des pratiques et méthodes policières, des centres fermés et l’inacceptable, de l’accès aux soins de santé, de l’accès au logement... Somme toute, un dossier à explorer en tous sens.... ouvert à toutes les pistes, comme une recherche collective
Les pistes visitées par chacune des manifestations peuvent aussi bien se situer avant la régularisation (aide concrète aux personnes sans titre de séjour, octroi de droits indépendants du statut...) qu’au-delà (nouvelle politique d’immigration, liberté de circulation, changement de système politique ou économique...), que la régularisation elle-même (grande manifestation nationale)...... plaidant la régularisation comme possible
L’urgence impose que la régularisation figure au centre des revendications de ce festival, agenda politique oblige. La proposition rédigée par les Sans-papiers eux-mêmes et les promesses ou engagements exprimés par plusieurs partis importants au sujet des prochains accords gouvernementaux nous y contraignent, même si ce n’est qu’un aspect des choses...... ouvert à toutes les formes, comme un Festival
Les formes et les dimensions des manifestations seront aussi variées et bariolées que le fond de la question : un déjeuner entre voisins, une exposition, une fête de quartier, un concert, un débat, un concours d’affiche, une interpellation publique, une conférence, une action directe, un atelier de création, une manifestation, une visite de lieux symboliques, une séance de parrainage, des lectures publiques, le vernissage d’une création artistique, etc.
... open aan onze buren
Il serait intéressant d’encourager toute initiative qui autour de la question des Sans-papiers ose transgresser les frontières linguistiques et régionales de ce pays. On pourrait mettre plus spécifiquement en valeur ces initiatives-là qui font la nique au conflit communautaire. Les Sans papiers, ces désaffiliés, pourraient bien nous aider à sauter ces murs-là, à relativiser nos frontières et questionner nos identités ou affiliations trop sûres.
Le Festival des Sans-papiers se déroulera de fin mars 2007 à mai 2007 dans toute la Belgique.
La structure, l’organisation, l’argent, le temps
1 - Comité de parrainage, ou de suivi - Plate-forme de production de Festival Des personnalités du monde associatif, du monde académique, de la culture, de la politique, s’associeront à ce projet et le soutiennent. Ils le parrainent et constituent un groupe de suivi, permettant de donner des orientations générales. C’est cette plate-forme qui produit le Festival.
Voir les soutiens au Festival
2 - Groupe de pilotage Un comité de pilotage assurera la coordination générale du Festival, la centralisation des informations, la publication et la diffusion d’un programme reprenant l’ensemble des activités et manifestation qui composeront ce Festival. Il n’interviendra pas dans le contenu ni l’organisation pratique ni financière de chaque initiative qui sera entièrement prise en charge de manière militante par les organisateurs de chacun des événements.
3 - Appel au public Par de multiples voies (associatives, médiatiques, etc.) le festival est annoncé aux divers publics. Les relais sont ceux des multiples réseaux qui traversent le pays. Chacun est appelé à le mobiliser. Des séances d’explication adhésion sont à envisager.
4 - Financement Il s’agira de financer les coûts de publication du programme papier/site/autres..., les coûts administratifs et de fonctionnement liés à la structure de coordination, etc. Le financement pourrait être assuré par :
appel aux dons
offre en nature
financements associatifs divers
prestations bénévoles d’artistes de renom
...
09:40 Publié dans Général | Lien permanent | Envoyer cette note
05.02.2007
7.180 victimes de l'immigration clandestine depuis 1988, 5.091 en mer et 1. 047 dans le désert
Fortress Europe - L'observatoire sur les victimes de l'immigration
clandestine
Selon une revue de presse faite par Fortress Europe 7.180 immigrés sont
morts aux frontières de l'Europe depuis 1988, dont 2.141 sont disparus
en mer
En mer Méditerranée ont perdu la vie 5.091 migrants. Dans le Canal de
Sicile 1.884 personnes sont mortes, entre la Libye, la Tunisie, Malte
et l'Italie, dont 1.099 disparus, et 33 autres ont perdu la vie le long
des nouvelles routes entre l'Algerie et l'île de Sardaigne; 2.098
personnes sont mortes au large des îles Canaries et du détroit de
Gibraltar entre le Maroc et l'Espagne, dont 647 disparus; 459 personnes
sont mortes en mer Egée, entre la Turquie et la Grèce, dont 216
disparus; 474 personnes sont mortes en mer Adriatique, entre l'Albanie,
le Montenegro et l'Italie, dont 136 disparus. Mais la mer on ne la
traverse pas seulement à bord des pirogues. En navigant cachés à bord
de navires de cargaison regulierement enregistrés, au moins 143 hommes
sont morts asphyxiés ou noyés.
Mais avant d'arriver à la mer, le Sahara est un passage obligé et tout
autant dangereux. Les aventuriers africains le traversent sur des
camions comme sur des véhicules tout terrains le long des pistes entre
le Soudan, le Tchad, le Niger et le Mali d'une côté et la Libye et
l'Algérie de l'autre. Ici au moins 1.047 personnes sont mortes depuis
1996. Mais selon les survivants, presque chaque voyage compte ses
victimes. Le nombre des victimes donc pourrait être bien plus elevé.
Les chiffres incluent aussi les victimes des déportations collectives
pratiquées par les gouvernements de Tripoli, d'Alger et de Rabat,
désormais habitués à abandonner groupes de centaines de migrants en
zones frontalières en plein désert.
En Libye les migrants sont maltraités. Il n'y a pas de données
officielles, mais au cours du 2006 Human Rights Watch et Afvic ont
accusé Tripoli des détentions arbitraires et tortures dans les centres
d'arrestiation, dont trois sont financés par l'Italie. En septembre
2000 à Zawiyah, dans le nord-ouest du pays, au moins 560 étrangers ont
été tués pendant des assauts racistes
En voyageant cachés dans les camions 233 personnes ont été trouvées
mortes en Albanie, France, Allemagne, Grèce, Turquie, Royaume Uni,
Irlande, Italie, Hollande, Espagne et Hongrie
En Grèce, le long de la frontière avec la Turquie, il y a encore des
champs de mines. En essayant d'entrer en Grèce après avoir traversé le
fleuve Evros, au moins 88 personnes y sont morts
Et en outre: 51 personnes se sont noyées dans les fleuves délimitants
la frontière entre la Croatia et la Bosnie; la Turquie et la Grèce; la
Slovaquie et l'Autriche; la Slovénie et l'Italie; 34 personnes sont
mortes d'hypothermie en tentant de franchir la frontière dans les
montagnes de Turquie, Grèce, Italie et Slovaquie; 20 personnes sont
mortes cachés sous les trains dans le tunnel sous la Manche en
direction de l'Angleterre; 24 personnes sont mortes sous le feu de la
police espagnole et marocaine le long de la frontière des deux enclaves
espagnoles au Maroc, Ceuta et Melilla; 11 personnes sont mortes brûlées
vives après qu'un centre de déportation en Hollande ait pris feu; 11
personnes ont été tuées par la police, en Turquie, Yougoslavie et aussi
en France. 8 personnes en fin ont été retrouvées mortes dans le train
d'atterrissage d'avions de ligne
Plus d'infos sur
http://fortresseurope.blogspot.com_____________________________________________
14:05 Publié dans Général | Lien permanent | Envoyer cette note
02.02.2007
Rassemblement contre l’enfermement d’enfants en centre fermé !!
Devant le Palais de Justice de Bruxelles,
place Poelaert
Ce 7 février à 16 heures
Lâcher de ballons
par les enfants à 16h30
Marche aux flambeaux
sur la place à 17 heures
Le quotidien des enfants détenus en centres fermés pour étrangers c’est quatre murs, des clôtures, des gardiens, une tension permanente, des parents dépressifs ou révoltés, une cohabitation forcée avec des gens qu’on a pas choisi, une violence à tout le moins latente de tous les instants. Ceci, parfois pour plusieurs mois… Les associations de défense des droits de l’Homme exigent depuis des années que soit mis fin à l’enfermement de ces enfants. Depuis des années, des associations nombreuses et variées réclament qu’on mette fin à ces mesures iniques, injustes et inutiles.
On ne compte plus les rapports et expertises qui confirment que l’enfermement cause de graves traumatismes aux enfants :
La réaction du gouvernement belge à la condamnation par la Cour européenne des droits de l’Homme est symptomatique de son attitude sur cette question : pas un ministre ne s’est levé pour dire « ça suffit ».
Plus grave encore, le ministre de l’Intérieur, Patrick Dewael, considère que l’Affaire Tabitha est
un malheureux concours de circonstances exceptionnel.
Dans un tel contexte, il est donc évident qu’il n’existe aucune volonté politique pour tenter d’apporter une solution autre que l’enfermement aux enfants migrants.
Suite à ce constat, trois associations de défense des droits fondamentaux, à savoir DEI (Défense des enfants international), la Ligue des droits de l’Homme et le cire en concertation avec plusieurs avocats des enfants détenus, ont estimé devoir mener des actions beaucoup plus fermes et déterminées.
C’est pourquoi deux actions ont été introduites :
· Une procédure devant la Chambre du Conseil, introduite par chacune des familles détenues, avec l’aide de leur avocat, pour demander leur libération (et donc celle de la trentaine d’enfants qui sont actuellement détenus en centres fermés pour étrangers).
· Le dépôt d’une plainte avec constitution de partie civile.
Cette plainte est dirigée contre X. Il reviendra au juge d’instruction de déterminer les responsabilités respectives à tous les niveaux de pouvoirs entre les fonctionnaires de l’Office des étrangers, les responsables politiques, les agents d’exécution, …
Cette plainte se base sur :
- L’interdiction d’infliger un traitement inhumain ou dégradant,
- La détention arbitraire,
- L’ingérence dans la vie privée et familiale,
- Le non respect de l’intérêt de l’enfant,
- La coalition de fonctionnaire,
- La violation de l’obligation scolaire.
Le juge d’instruction devrait entamer son travail dans l’urgence. Chaque jour de détention est un jour de trop pour ces enfants innocents.
Une proposition de résolution a aussi été déposée par des députés PS et Ecolo demandant une enquête parlementaire indépendante et un audit des centres fermés par le Collège des médiateurs fédéraux.
En soutien à cette plainte nous appelons à un rassemblement devant le Palais de Justice ce 7 février 2007 à 16 heures
et continuons à exiger
LA SUPPRESSION DE TOUS LES CENTRES FERMES !!( art. 9 de la Déclaration universelle de droits de l'Homme )
L'ARRET DES EXPULSIONS !!( art. 5 de la Déclaration universelle de droits de l'Homme )
LA LIBRE CIRCULATION ET INSTALLATION DES PERSONNES !!( art. 13 de la Déclaration universelle de droits de l'Homme )
Une organisation de la C.R.E.R.
Tél : 0496 40 33 09 - 0473 62 87 33
En collaboration avec :
- Comité de soutien des Sans-Papiers de Verviers
- Groupe Tchétchénie - Marc Neel
- Solidarité Socialiste asbl - Pascale Bodinaux
- Marie Nagy - Députée Fédérale
- Jean Cornil - Sénateur
- Paul Emile Dupret - Juriste au Parlement Européen, groupe GUE/NGL
- Claude Semal - Chanteur Belge
- Les terribles enfants - Groupe musicale Belge - Jeanmi Chanteur
- Patrick Huget - Avocat au barreau de Bxl.
- Selma Benkelifa - Avocate au Barreau de Bxl.
- Alexis Deswaef - Avocat au Barreau de Bxl.
- Benoît Van der Meerschen - President de la Ligue de Droits de l'Homme
- Progress Lawyers Network - Cabinet d'avocat
- Benoît Van Keirsbilck - Président de la D.E.I. Défense des Enfants International
- UAG Federale - Une Autre Gauche - Didier Brissa
- Vincent Decroly - Avocat au barreau de Bxl.
- PTB Parti du Travail de Belgique - Riet Dhont
- MRAX - Directeur Didier de Laveleye
- ARLAC Association des réfugiés Latino Américains et des caraibes - Bruxelles
- De Pianofabriek Gemeenschapscentrum - Paul Van den Berghe Sint-Gillis Bxl.
- Collectif "A Contre Courant"
- Parti Communiste - Federation Liege
- Théâtre de Poche - Bruxelles
- CRACPE - Collectif de resistance aux centre pour etrangers- Liege
- UPJB Union des progressistes Juif de Belgique - Président Jacques Ravedovitz
- Ligue de Droits de l'Homme - Belgique
- Jean-Pierre Coenen Président de la Ligue des droits de l'Enfant
- Beweging voor Kinderen Zonder Papieren
- BASTA - Anvers
- UDEP Bruxelles
10:20 Publié dans Bruxelles | Lien permanent | Envoyer cette note

