15.10.2007
ACCORD DE L’ORANGE BLEUE SUR LA POLITIQUE DE MIGRATION
Depuis des années, le Mouvement Ouvrier Chrétien attend des réponses claires et justes aux questions posées par l’immigration. Sur base des éléments en notre possession, l’accord engrangé par les négociateurs de l’Orange bleue est totalement insatisfaisant.
Le Mouvement Ouvrier Chrétien et les organisations qui le constituent (CSC, Mutualité Chrétienne, Vie Féminine, la JOC, les Equipes populaires) constatent que les négociateurs ont éludé le véritable débat de fond sur l’immigration, privilégiant des réponses provisoires et partielles.
- Le MOC réclamait des critères clairs de régularisation, coulés dans une loi et appliqués par une commission indépendante. Les négociateurs se sont bornés à clarifier certains critères qui seront traduits dans une simple circulaire.
- Le MOC demandait la régularisation urgente des sans papiers sur base de critères simples. L’Orange bleue se borne à envisager la régularisation, au cas par cas, des personnes qui sont dans une procédure légale ou qui ont trouvé du travail en Belgique. Les critères liés aux procédures sont à ce point complexes qu’elles excluront nombre de gens. Quant au critère de l’emploi, il ne sera guère rencontré puisque les employeurs rechignent à déclarer leurs travailleurs au noir.
- Le MOC exigeait la fin de l’enfermement des enfants et de leurs familles. L’accord de cette nuit prévoit la création de « structures adaptées aux familles », notamment dans des casernes désaffectées. Si le décor change, l’enfermement restera. Et la Belgique continuera à violer les conventions internationales.
Or, ces trois mesures sont les points les plus « positifs » de l’accord. En effet, comment se réjouir de l’important volet « immigration économique » contenu dans le texte ? En appliquant des critères strictement économiques, même en concertation avec les partenaires sociaux, l’Orange bleue entre dans une logique de sélection purement opportuniste. Elle limitera l’immigration à des personnes choisies pour leurs compétences. Sans tenir compte des conséquences sur les pays d’origine de ces nouveaux migrants.
- Cette politique est humainement inacceptable puisqu’elle ignore les motivations économiques, politiques ou humanitaires principales des candidats migrants.
- Elle est discriminatoire à l’égard des femmes immigrées car beaucoup de celles-ci sont faiblement qualifiées et sont employées dans l’économie informelle.
- Elle est économiquement dangereuse car elle n’encouragera pas les entreprises à investir dans la formation des nombreuses personnes sans emploi sur notre territoire.
Enfin, le MOC s’inquiète de la fixation de critères plus stricts pour l’obtention de la nationalité et pour le regroupement des familles. Deux types de démarches généralement légitimes qui renforcent l’autre dans sa dimension citoyenne au lieu de le réduire à sa valeur purement économique.
Dans l’attente qu’un gouvernement se mette en place, le MOC réaffirme sa demande d’un moratoire sur les expulsions. Il est inconcevable en effet de continuer à rapatrier des personnes qui rentreraient peut-être dans les critères de la future circulaire.
Thierry Jacques
Président du MOC
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16.07.2007
RAPPORT DU DEROULEMENT DES ELECTIONS AUX DFFERENTS POSTES DU BUREAU NATIONAL DE L’UDEP
Conformément à la Charte de l’UDEP votée par toutes les sections de l’UDEP le 03 février 2007 dans son titre II article 5 qui fixe les catégories de membres de l’UDEP.
Conformément au titre IV de la Charte qui définit le fonctionnement des organes de l’UDEP et dans son article 14 qui donne le pouvoir à l’assemblée générale de mettre en place une commission électorale indépendante en vue d’organiser les élections des membres aux différents postes du Bureau national.
Vu le procès verbal en date du samedi 10 février 2007 mettant en place à Bruxelles la Commission électorale indépendante ayant pour première tâche l’élaboration d’un projet de procédure et critères d’éligibilité des membres aux différents poste du bureau national.
Vu la composition de cette commission par 12 délégués dont les noms suivent :
DEFFOKOUA Joseph Raymond (délégué de Bruxelles)
KABA N’faly (délégué de Bruxelles)
NDEP Marc (délégué de Bruxelles)
DIALLO Ibrahima Sory (délégué de Bruxelles)
ABDELLA M. (délégué de Bruxelles)
FEHNI Kamilia (délégué de Bruxelles)
MESSAOUDI Abdel Mouhcine (délégué de Bruxelles)
DIAZ (délégué de Bruxelles)
Jean Bosco SODANGBE (délégué de Charleroi)
GRANSQUINT Bernadette (déléguée de Charleroi)
ELMOSHTOHRI Osama (délégué de Charleroi)
HAROUNA Kimba Badidjé (délégué de la Louvière)
Vu le Procès verbal des travaux de cette commission remis à l’assemblée générale de l’UDEP le vendredi 16 février 2007 et adoptés par l’AG.
Conformément au point a.1 des travaux de la commission concernant la procédure et les critères d’élection qui interdit les candidats aux différents postes du bureau national de faire partie de la CEI (Commission électorale indépendante), et qui demande que le nombre des membres de cette commission soient réduit à 5 personnes.
Vu le procès verbal du 10 mars 2007 qui réduit le nombre des membres de la CEI à 5 membres suivant les travaux de la commission remis le 16 février 2007et adopté par l’AG.
Vu la composition définitive de cette commission par les membres suivants :
SEYDOU DIABATE Adama (délégué Arlon)
Jean Bosco SODANGBE (déléguée de Charleroi)
DIALLO Ibrahima Sory (délégué de Bruxelles)
KABA N’faly (délégué de Bruxelles)
ABDEREZAK Chebbah (délégué de la Louvière)
Vu le procès verbal en date du 25 juin 2007 fixant les dates de clôture des candidatures et d’ouverture du scrutin adopté par l’assemblée générale de l’UDEP où étaient présent les délégués suivants :
- Jean Bosco SODANGBE (Délégué élu de Charleroi)
- KINANGA Alfa (Délégué de Verviers)
- N’faly KABA (Délégué élu de Forêst Bruxelles)
- Kimba HAROUNA (Délégué élu de la Louvière)
- MESSAOUDI Mouhcine (Délégué UDEP Bruxelles)
- BEKKAL Mohamed (Délégué Charleroi)
- Fabien MBAMBI (Délégué de Liège)
- ELHAYHWI ABDELKHALIK (Délégué Bruxelles)
- SABEK Taoufik (Délégué de Liège)
- SIDIKI SAÏD (Délégué de Forêst Bruxelles)
- Condé MOHAMED (Délégue d’Anvers)
- José MUKADI (Délégué de Liège).
La Commission électorale Indépendante (CEI) par ses communiqués N°1 et N°2 a fait appel aux candidatures et a reçu les candidatures suivantes.
- Mr. CONDE Mohamed (Anvers)
- Mme MAMEDOVA Violetta (Anvers)
- Mr. MBAMBI KUSUANIKA (Liège)
- Mr. Taoufik (Liège)
- Mr. Anicet MUAMBA Tshilengu (Verviers)
- Mr. Alfa KINANGA (Verviers)
- Mme MUSANSI Joséphine (Charleroi)
- Mr. BATTY Djeri (Charleroi)
- Mr. Kimba HAROUNA (Louvière)
- Mr. NFALY Kaba (Bruxelles)
- Mr. SNOUSSIA Mebarki (Bruxelles)
Mr. Tourad Kane (Gand) Mr. Abdeljalil Harimi (Gand) Suivant ces candidatures la CEI a reçu et acceptée la démission de Monsieur KABA N’faly en qualité de membre de la CEI pour lui permettre de poser sa candidature conformément aux textes électoraux votés par l’AG. Ainsi la CEI par son communiqué N°3 a convoquée les électeurs et les candidats aux élections ce lundi 09 juillet 2007 au Centre d’action Laïque sis au boulevard d’Avroy n°86- 4000 Liège à 14 heures.
Sont présentsce jour 09 juillet 2007, les candidats, les délégués des sections de l’UDEP (Arlon, Anvers, Bruxelles, Charleroi, Liège, Louvière, Seraing, Verviers et Forest), les électeurs, les observateurs (CRACPE, CROIX ROUGE, Point - appui, Assemblée des voisins) et les invités pour l’élection du bureau national de l’UDEP.
Sont absents CIRE, FGTB, CSC, CRER qui ont été tous de même invité.
Après la mise en place des personnes pré–citées le Porte parole du bureau provisoire sortant Monsieur José MUKADI a fait la genèse du mouvement. Il a évoqué les difficultés rencontrées durant sa gestion du mouvement et a déploré aussi des problèmes internes de la section de l’UDEP Bruxelles dont les membres ne sont jamais arrivés à s’entendre sur l’élection d’un porte parole acceptable par tous dans cette section de l’UDEP Bruxelles.
Il invite tous les sans papiers à l’union, à la détermination et surtout à la vigilance pour faire échec à tous les fauteurs de trouble qui pensent profiter de la situation des sans papiers dans leur intérêt personnel.
Il remercie tous les participants aux élections et demande à tout un chacun le sérieux et le sens de responsabilité durant les élections.
Suite à l’intervention de Monsieur José MUKADI un groupe de (10 personnes environ) se déclarant ‘’UDEP-Bruxelles-régional’’ ayant à sa tête comme porte parole DEFFOKOUA Joseph Raymond, (Signataire de la Charte, des travaux de la CEI adoptés, signataire de tous les assemblées générales d’avant le mois de juin 2007),
Monsieur Géraldo, Abdel, et la dame Myriam tous se réclament membres de
‘’ UDEP-Bruxelles régional’’ soutenu par Monsieur Jean marie LISON ont voulu tous prendre à la fois la parole par les cris, les vociférations, les menaces, dans le but de perturber le bon déroulement des opérations de vote.
Selon ce groupe, il réclame un débat à la place des opérations de vote initialement prévues, avec aussi la remise en cause de la charte, des travaux de la commission électorale et aussi de la commission elle-même, dont les travaux et la mise en place ont été signé par leur propre porte parole DOFFOKOUA joseph Raymond.
Ce groupe a monopolisé pendant un quart d’heure la parole et le micro dans le but de faire le populisme, la salle devenait invivable, et aucun des observateurs et invités ne croyaient plus aux élections.
Après plus de deux heures de gestations inutiles qui n’ont pas leur place dans les opérations de vote si ce n’est pas une manière de perturber le bon déroulement des élections, la CEI par sa sagesse et sa compétence acquise a demandée de recevoir les doléances de ce groupe et de mettre leurs exigences aux votes par les délégués des sections présents.
La CEI (Commission Electorale Indépendante) par la voix de son Président Monsieur Jean Bosco a demandé au groupe soit disant dénommé ‘’UDEP- Bruxelles -régional’’ de se concerté pendant quinze minutes et permettre à leur porte parole de venir devant l’assemblée présenter les doléances afin de les mettre au votes. Elle a également demandée au groupe soit disant dénommé ‘’UDEP-Bruxelles-régional’’ de choisir deux candidats pour les postes à pourvoir au bureau national.
Après plus de 15 minutes comme initialement prévues le groupe était revenu vingt cinq minutes plus tard poser les conditions de leur participation aux votes à savoir :
1) L’intégration d’un membre de ‘’ l’UDEP- Bruxelles – régional’’ au collège provisoire de l’UDEP
2) La mise en place d’une nouvelle commission électorale
3) Le report des élections prévues ce lundi 09 juillet 2007.
Ces doléances mises aux votes ont été rejetées à l’unanimité par toutes les sections de l’UDEP présentes.
Suite à ce rejet, ce groupe soit disant dénommé ‘’UDEP-Bruxelles-régional’’ par la bouche de son porte parole DEFFOKOUA Joseph Raymond, (Signataire de la Charte, des travaux de la CEI adoptés, signataire de tous les assemblées générales d’avant le mois de juin 2007) a déclaré la création d’une nouvelle association soit disant dénommé ‘’ Union pour la défense des personnes sans papiers’’ qui est dirigée par Monsieur Oscar de la CRER, et il invite les membres de l’UDEP national à venir les rejoindre. Ce groupe a quitté la salle sans dépôt de candidature.
Suite au départ de ce groupe soit disant dénommé ‘’UDEP-Bruxelles-régional’’ le calme et la sérénité sont revenus dans la salle. Le président de la CEI a procédé au contrôle du quorum, de la régularité effective des candidats.
Il ressort de ce contrôle que :
- les deux candidats de Gand sont absents
- Un candidat de Charleroi est absent (Empêché par son employeur)
- Un candidat de Liège à retirer sa candidature
- Un candidat de Verviers est absent (Empêché par son employeur)
Le nombre des candidats est effectif à 8 personnes.
Il ressort du contrôle des délégués électeurs que :
- La section d’Arlon a 1 électeur
- La section d’Anvers a 2 électeurs
- La section de Bruxelles a 2 électeurs
- La section de Charleroi a 3 électeurs
- La section de la Louvière a 1 électeurs
- La section de Liège a 3 électeurs
- La section de Seraing a 2 électeurs
- La section de Verviers a 3 électeurs
Le nombre des délégués électeurs des sections de l’UDEP est effectif à 17 personnes.
Il est à noter que chaque section doit présenter 4 personnes (2 candidats et 2 délégués électeurs) d’où les absences sont considérées comme des abstentions.
La liste des électeurs a un nombre effectif de 25 personnes.
Après cette opération de contrôle, il y a eu la mise en place de l’urne vide devant l’assemblée présente, l’indication de l’isoloir, et la mise en place des bulletins de vote de chaque candidat.
Le président de la CEI a expliqué aux électeurs présents dans la salle le principe du déroulement des votes et a ordonné les votes section par section appelée, poste par poste à pourvoir, et pour les candidats concernés.
Notons qu’après le vote concernant un poste, le dépouillement est immédiat devant l’assemblée présente (délégués, électeurs, observateurs, invités etc.).
Pour le poste du porte parole national :
2 candidats : (MUAMBA TSILENGU Anicet et MBAMBI Fabien)
Ont voté 25 électeurs
0 Abstention
0 Bulletin nul
MUAMBA T. Anicet a obtenu 14 voix (est élu) Porte parole national.
MBAMBI Fabien a obtenu 11 voix
Pour le poste du Porte parole adjoint :
2 candidats : (MANEDOVA Violetta et Kimba HAROUNA Badijé)
Ont voté 25 électeurs
0 Abstention
0 Bulletin nul
MANEDOVA Violetta a obtenue 25 voix (est élue) Porte parole national adjoint.
Kimba HAROUNA Badijé a désisté au profit de MANEDOVA Violetta.
Pour le poste du Secrétaire général national :
2 candidats : (KABA N’faly et CONDE Mohamed)
Ont voté 25 électeurs
0 Abstention
0 Bulletin nul
KABA N’faly a obtenu 15 voix (est élu) Secrétaire général national.
CONDE Mohamed a obtenu 10 voix
Pour le poste du Secrétaire général national adjoint :
1candidate : MUSANSI KWAN’S Joséphine
Ont voté 25 électeurs (Vote à l’unanimité)
0 Abstention
0 Bulletin nul
MUSANSI KWAN’S Joséphine a obtenue 25 voix (est élue) Secrétaire général national adjoint.
Pour le poste du Commissaire au compte :
1candidate : MEBARKI Snoussia
Ont voté 25 électeurs (Vote à l’unanimité)
0 Abstention
0 Bulletin nul
MEBARKI Snoussia a obtenue 25 voix (est élue) Commissaire au compte.
Pour le poste du Chargé de la sécurité :
1candidat : Kimba HAROUNA Badijé
Ont voté 25 électeurs (Vote à l’unanimité)
0 Abstention
0 Bulletin nul
Kimba HAROUNA Badijé a obtenu 25 voix (est élu) Commissaire Chargé de la sécurité.
En Conclusion sur les 11 postes à pourvoir 6 sont pourvus et 5 restent vacants.
Les postes suivants restent à pourvoir et sont mis à la disposition de l’AG seul organe souverain à convoquer une deuxième élection pour occuper ces postes.
Il s’agit :
Des postes du Trésorier national, du trésorier national adjoint, du Chargé de la communication, du chargé de la logistique, et du Chargé de la commission juridique.
Suite aux votes exécutées le président de la CEI prenant la parole a remercié l’assemblée présente,( les invités, les candidats, les observateurs,les électeurs, les délégués etc.) pour le sérieux et le sens de la responsabilité qu’ils ont accordé à cette élection. Il appel le groupe de ‘’UDEP-Bruxelles-régional’’ à ne pas se laisser entraîner par les manipulateurs de conscience à qui profite la situation actuelle des sans papiers et il leur demande de regagner le bercail.
Le président de la CEI a demandé aux nouveaux élus de lutter pour l’unité du mouvement et d’avoir le sens de la responsabilité dans tous les actes qu’ils doivent poser.
Il leur demande d’être à l’écoute, face aux nouveaux enjeux politiques de l’heure, agir à temps au moment qu’il faut à la place qu’il faut dans le respect des droits humains.
Prenant la parole par la suite, josé MUKADI ex porte parole de l’UDEP a invité les observateurs à prendre la parole.
Madame, Christiane de la Croix Rouge et du CRACPE prenant la parole a remerciée tous les participants et surtout le président de la CEI qui a réussi à conduire les opérations de votes qui sont transparentes, malgré les perturbations du début de séance. Ella a plaidée pour l’unité du mouvement et a rassurée le mouvement du soutien de ses associations. En fin elle félicite le nouveau Bureau pour son élection.
Madame France Arets du CRACPE a aussi saluée la transparence de l’élection et a invitée le nouveau Bureau à aller dans le sens de l’unité du mouvement pour gagner le combat de la régularisation de tous les sans papiers. Elle assure le mouvement de son soutien.
Monsieur Eric Wynant de point d’appui a félicité les élus, les électeurs et les membres de la CEI pour la réussite et la transparence des votes. Il assure le mouvement de son soutien.
Monsieur jean Marie LISON de l’assemblée des voisins a quitté la salle de vote après l’élection du Porte parole national et son adjoint. (Sans avis).
Le porte parole sortant de l’UDEP josé MUKADI a souhaité un bon retour de tous les participants dans leurs lieux respectifs.
Les opérations de votes sont clôturées à 19h40mn.
Ont signé pour la Commission Electorale Indépendante
Jean Bosco SODANGBE DIALLO Ibrahim Adama DIABATE S.
Le Président de la CEI Secrétaire de la CEI Membre de la CEI
ABDEREZAK Chebbah
Membre de la CEI
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03.06.2007
COMMUNIQUE
Ce samedi 02 juin 2007 à 18h , le bureau de la section UDEP Charleroi vient d’être informer de l’arrestation de son militant DOVOR Frédéric le vendredi 01/juin 2007 à Charleroi.
N° de carte de membre UDEP : 00601055/2006,
N° National 074071855325
N° SP 5596526
Demandeur d’asile en attente de réponse de l’article 9.3. Il se trouve à l’heure actuelle au centre fermé de Vottem.
UDEP demande à tous ses membres une grande mobilisation et vigilance.
Nous signaler toutes arrestations éventuelles.
FAIRE SUIVRE
Jean Bosco Porte Parole UDEP Charleroi
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01.04.2007
Carte blanche« Le Soir » samedi 31 mars – dimanche 1er avril 2007
Nous sommes solidaires des revendications de Selma Benkhelifa
Dominique Andrien, Georges-Henry Beauthier, Axel Bernard, Jacques Berten,. France Blanmailland, Joke Callewaert, Grégor Chapelle, Vincent Decroly, Alexis Deswaef, Philippe Favart, Jan Fermon, Ivo Flachet, Guérric Goubau, François-Xavier Groulard, Emmanuelle Halabi, Valentin Henkinbrant, Thomas Mitevoy, Carole Kalenga, Lieve Peppermans, Sylvie Sarolea, Emmanuelle Schouten, Olivier Stein, Alexandra Tempels,
Véronique Van Der Plancke Avocats
Notre consoeur Me Selma Ben Khelifa a débuté ce vendredi 30 mars une grève de la faim aux côtés des 16 ressortissants afghans, eux-mêmes en jeûne à l'église des Minimes de Bruxelles depuis 25 jours (1).
Le geste posé par notre consoeur, aussi fort soit-il, a un sens et les points qu'elle entend dénoncer en menant son action doivent appeler à la solidarité.
En tant qu'avocats pratiquant le droit des étrangers, nous constatons que, confrontés à des situations où une régularisation devrait intervenir (impossibilité de retourner dans son pays d'origine, circonstances humanitaires graves…), nous nous heurtons à des refus incompréhensibles et (quasi) systématiques.
Nous travaillons dans un domaine où l'arbitraire règne et où il nous est devenu difficile voire impossible d'exercer notre métier correctement.
Beaucoup d'entre nous en expriment un découragement certain.
Nous devons de plus en plus déplorer l'absence de recours effectif à l'encontre des différentes décisions prises en la matière : les recours au Conseil d'État n'ont pour ainsi dire aucune chance d'aboutir dans des délais raisonnables dans les dossiers « étranger ».
Nous avons manifesté à plusieurs reprises et de différentes manières pour faire part notamment de la nécessité d'obtenir « l'adoption d'une procédure permanente devant une juridiction indépendante dotée d'un pouvoir de pleine juridiction, chargée d'appliquer des critères clairs dans le respect du contradictoire et des droits de la défense » (pour reprendre les termes de la motion du conseil de l'ordre du barreau de
Liège du 9 mai 2006).
Nous avons dénoncé le système de prime à la grève de la faim instauré par le Ministre de l'Intérieur qui a régularisé les personnes participant à des actions de grève de la faim (les Afghans en 2003, les Kurdes en 2004, les occupants de l'église Saint-Boniface en 2006, pour prendre les exemples les plus médiatisés).
Le cas des Afghans est très symptomatique de ce problème : leur pays est en guerre, c'est l'évidence, on ne sait pas les expulser, et pourtant on ne les régularise pas.
En 2003, après une grève de la faim, le Ministre a constaté
L’impossibilité de retour des ressortissants afghans et, en accord avec le gouvernement, a pris une circulaire pour résoudre le problème. Selon cette circulaire, tous les Afghans arrivés avant le 1er janvier 2003 reçoivent le droit de séjourner temporairement de six mois en six mois et sont régularisés quand ils atteignent trois ou quatre ans de séjour en Belgique. Ils ont également le droit de travailler.
Tous les six mois, cette circulaire est renouvelée, le Ministre admettant par là que la situation en Afghanistan se détériore et qu'il est tout à fait impossible de retourner en Afghanistan.
Les Afghans arrivés après le 1er janvier 2003 sont exclus du champ d'application de cette circulaire. Pourtant, aucun changement n'est survenu en Afghanistan justifiant cette différence de traitement. Dans la pratique, les Afghans arrivés après le 1er janvier 2003 reçoivent un ordre de quitter le territoire.
En avril 2006, une nouvelle grève de la faim a débouché sur la
régularisation des grévistes uniquement. D'autres sortissant afghans ont décidé alors d'entamer à leur tour une grève de la faim durant l'été 2006. II fut cependant mis un terme à celle-ci devant la promesse du directeur général de l'Office des étrangers de trouver une solution à leur situation par le biais d'une nouvelle forme de protection qui devait entrer en vigueur en octobre.
En octobre 2006, le statut de protection subsidiaire entre en vigueur.
Celle-ci vise notamment la protection et l'octroi d'un titre de séjour aux civils qui risquent d'être exposés à des menaces graves contre leur vie en raison d'une violence aveugle en cas de conflit armé interne ou international.
La situation en Afghanistan répond aux critères de cette protection : le pays est en guerre et en proie à une violence aveugle. Cependant, l'Office des étrangers a refusé de prendre en considération les demandes de protection de quasi tous les Afghans, les empêchant ainsi d'accéder à la procédure elle-même.
Face à ce type de décision, seules des requêtes en suspension et en annulation devant le Conseil d'État peuvent être introduites. Le Conseil d'État a suspendu des décisions dont il a eu connaissance (c'est-à-dire les décisions attaquées en extrême urgence, uniquement pour les détenus). Tous les autres cas sont confrontés aux délais habituels que le Conseil d'État prend pour se pencher sur une requête en suspension (deux ou trois ans).
En bout de course, les Afghans se retrouvent dans une situation de non-droit complète. Les avocats qui les défendent ont épuisé les recours juridiques. Ils se trouvent particulièrement désarmés face à ces applications totalement arbitraires de la loi et au refus de se conformer à l'interprétation donnée à celle-ci par le Conseil d'État.
C'est suite à ces événements que 16 Afghans ont débuté une grève de la faim depuis le 5 mars 2007.
Ils attendent que les autorités belges reconnaissent l'impossibilité de retour en Afghanistan et en tirent les conséquences en termes de séjour.
Notre consoeur, Selma Benkhelifa, s'occupe de ce dossier depuis 2003.Elle a épuisé toutes les possibilités que lui offre notre métier pour trouver une solution juridique qui réponde à leur situation.
Face à l'incompréhension et l'arbitraire, elle estime ne plus pouvoir exercer son métier autrement qu'en se joignant personnellement à la grève de la faim menée par les Afghans de l'église des Minimes.
En sa qualité d'avocate, notre consoeur entend aussi réclamer des critères et une commission indépendante qui permettent de rompre avec l'arbitraire du Ministre de l'Intérieur ainsi qu'une procédure respectueuse des étrangers et qui permette aux avocats de faire leur travail.
Sans soutenir spécialement le mode d'action choisi par notre consœur, nous estimons qu'il est impératif de se montrer solidaire avec les revendications qu'elle porte actuellement.
(1) Les grévistes poursuivent temporairement leur grève de la faim à l'église protestante sise au 40 boulevard ischoffsheim, près du Botanique.
20:36 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Envoyer cette note

