03.03.2007

La grève de la faim, seule solution pour les Afghans ?

Depuis que Patrick Dewael est Ministre de l’Intérieur, les Afghans ont régulièrement défrayé la chronique par des actions de grève de la faim.

Pourquoi ?

L’Afghanistan est en guerre et la situation se détériore sans cesse. La présence de la coalition internationale ne parvient pas à ralentir la progression des talibans. Les Afghans ne peuvent pas rentrer chez eux.

Pourtant…

Juillet 2003 : 1100 afghans reçoivent des décisions négatives ; paniqués ils ont entamé une grève de la faim.

Après 23 jours de grève, le Ministre Dewael, en accord avec le gouvernement a pris une circulaire pour résoudre le problème. Selon cette circulaire, tous les afghans arrivés avant le 01.01.2003 reçoivent des droits de séjours temporaires de six mois en six mois et sont régularisés quand ils atteignent 3 ou 4 ans de séjour en Belgique. Ils ont également le droit de travailler.

Les afghans arrivés après le 01.01.2003 ne reçoivent rien. Rien ne s’est passé en Afghanistan le 01.01.2003. La différence de traitement ne repose sur rien. Rien d’autre qu’une grève de la faim.

En 2006, une nouvelle grève de la faim débouche sur la régularisation des grévistes uniquement. Les autres Afghans décident alors d’entamer à leur tour une grève de la faim en été 2006, grève qui s’arrête parce que le Directeur de l’Office des Etrangers promet la protection subsidiaire qui doit entrer en vigueur en octobre.

En octobre 2006 la protection subsidiaire entre en vigueur. Pourtant quasi tous les afghans qui la demandent sont refusés alors que leur pays est en guerre et en proie à une violence aveugle.

Le Conseil d’Etat déclare que les décisions sont illégales. Rien ne change, le Ministre ne revient pas sur ses positions et estime que les Afghans doivent quitter le territoire.

Cette politique insensée et criminelle pousse au désespoir. Les Afghans recommencent une grève de la faim à l’Eglise des Minimes, 62 rue des Minimes à 1000 Bruxelles.

Conférence de presse le lundi 5 mars 2007 à 10.30  à l’Eglise des Minimes.

CONTACT Samir 0486/569.359

02.02.2007

Rassemblement contre l’enfermement d’enfants en centre fermé !!

Devant le Palais de Justice de Bruxelles,

place Poelaert

Ce 7 février à 16 heures

 Lâcher de ballons

 par les enfants à 16h30

 

Marche aux flambeaux

 sur la place à 17 heures

 

 

Le quotidien des enfants détenus en centres fermés pour étrangers c’est quatre murs, des clôtures, des gardiens, une tension permanente, des parents dépressifs ou révoltés, une cohabitation forcée avec des gens qu’on a pas choisi, une violence à tout le moins latente de tous les instants. Ceci, parfois pour plusieurs mois… Les associations de défense des droits de l’Homme exigent depuis des années que soit mis fin à l’enfermement de ces enfants. Depuis des années, des associations nombreuses et variées réclament qu’on mette fin à ces mesures iniques, injustes et inutiles.

On ne compte plus les rapports et expertises qui confirment que l’enfermement cause de graves traumatismes aux enfants :

La réaction du gouvernement belge à la condamnation par la Cour européenne des droits de l’Homme est symptomatique de son attitude sur cette question : pas un ministre ne s’est levé pour dire « ça suffit ». 

Plus grave encore, le ministre de l’Intérieur, Patrick Dewael, considère que l’Affaire Tabitha est

 un malheureux concours de circonstances exceptionnel.

Dans un tel contexte, il est donc évident qu’il n’existe aucune volonté politique pour tenter d’apporter une solution autre que l’enfermement aux enfants migrants.

Suite à ce constat, trois associations de défense des droits fondamentaux, à savoir DEI (Défense des enfants international), la Ligue des droits de l’Homme et le cire en concertation avec plusieurs avocats des enfants détenus, ont estimé devoir mener des actions beaucoup plus fermes et déterminées.

C’est pourquoi deux actions ont été introduites :

·     Une procédure devant la Chambre du Conseil, introduite par chacune des familles détenues, avec l’aide de leur avocat, pour demander leur libération (et donc celle de la trentaine d’enfants qui sont actuellement détenus en centres fermés pour étrangers).

·       Le dépôt d’une plainte avec constitution de partie civile.

Cette plainte est dirigée contre X. Il reviendra au juge d’instruction de déterminer les responsabilités respectives à tous les niveaux de pouvoirs entre les fonctionnaires de l’Office des étrangers, les responsables politiques, les agents d’exécution, …

Cette plainte se base sur :

-          L’interdiction d’infliger un traitement inhumain ou dégradant,

-      La détention arbitraire,

-          L’ingérence dans la vie privée et familiale,

-          Le non respect de l’intérêt de l’enfant,

-          La coalition de fonctionnaire,

-          La violation de l’obligation scolaire.

Le juge d’instruction devrait entamer son travail dans l’urgence. Chaque jour de détention est un jour de trop pour ces enfants innocents.

Une proposition de résolution a aussi été déposée par des députés PS et Ecolo demandant une enquête parlementaire indépendante et un audit des centres fermés par le Collège des médiateurs fédéraux.

En soutien à cette plainte nous appelons à un rassemblement devant le Palais de Justice ce 7 février 2007 à 16 heures 

et continuons à exiger  

LA SUPPRESSION DE TOUS LES CENTRES FERMES !!

( art. 9 de la Déclaration universelle de droits de l'Homme )

  L'ARRET DES EXPULSIONS !!

( art. 5 de la Déclaration universelle de droits de l'Homme )

LA LIBRE CIRCULATION ET INSTALLATION DES PERSONNES !! 

( art. 13 de la Déclaration universelle de droits de l'Homme )

Une organisation de la C.R.E.R.   

Tél : 0496 40 33 09 - 0473 62 87 33

En collaboration avec :

- Comité de soutien des Sans-Papiers de Verviers

- Groupe Tchétchénie - Marc Neel

- Solidarité Socialiste asbl - Pascale Bodinaux

- Marie Nagy -  Députée Fédérale

- Jean Cornil - Sénateur

- Paul Emile Dupret - Juriste au Parlement Européen, groupe GUE/NGL

- Claude Semal - Chanteur Belge

- Les terribles enfants - Groupe musicale Belge - Jeanmi Chanteur

- Patrick Huget - Avocat au barreau de Bxl.

- Selma Benkelifa - Avocate au Barreau de Bxl.

- Alexis Deswaef - Avocat au Barreau de Bxl.

- Benoît Van der Meerschen - President de la Ligue de Droits de l'Homme

- Progress Lawyers Network - Cabinet d'avocat

- Benoît Van Keirsbilck - Président de la D.E.I. Défense des Enfants International

- UAG  Federale - Une Autre Gauche - Didier Brissa

- Vincent Decroly - Avocat au barreau de Bxl.

- PTB Parti du Travail de Belgique - Riet Dhont

- MRAX - Directeur Didier de Laveleye

- ARLAC Association des réfugiés Latino Américains et des caraibes - Bruxelles

- De Pianofabriek Gemeenschapscentrum - Paul Van den Berghe Sint-Gillis Bxl.

- Collectif  "A Contre Courant"

- Parti Communiste - Federation Liege

- Théâtre de Poche - Bruxelles

- CRACPE - Collectif de resistance aux centre pour etrangers- Liege

- UPJB Union des progressistes Juif de Belgique - Président Jacques Ravedovitz

- Ligue de Droits de l'Homme - Belgique

- Jean-Pierre Coenen Président de la Ligue des droits de l'Enfant

- Beweging voor Kinderen Zonder Papieren

- BASTA - Anvers

- UDEP Bruxelles

 

24.01.2007

Les Sans-Papiers Occupation Saint Bernard

organise le Samedi 27 Janvier - 15h00
une MANIFIESTA

 

Départ-Place Van Meenen – 1060 Bxl
(Maison communale de Saint-Gilles)

 

Pour tous nos droits!

 

Concert
à partir de 16h 30 à l’Eglise ST BERNARD :

 

·        chants, danses et musiques du monde  (Chouette !!!)

 

Thé à volonlté….. … …

 

Rejoigner nous au
 
Rassemblement
 de chaque lundi de 11h à 13h devant l’office des étrangers

 

Depuis plusieurs mois les sans papiers agissent pour attirer l’attention sur leur situation. Plusieurs manifestations ont eu lieu à Bruxelles, Gand, Anvers en 2006. Lors des occupations des églises et autres endroits les sans papiers n’ont rencontré que de la solidarité des paroisses, des syndicats, des associations et des citoyens en général.
Les syndicats soutiennent l’idée d’une régularisation des sans papiers avec des critères clairs. Lors des commissions de la chambre plusieurs associations ont été entendues qui trouvait nécessaire une loi claire de régularisation avec une commission indépendante. Tous ces appels n’ont pas été entendus. La loi  de réforme de Dewael a été votée sans critères de régularisation, la majorité gouvernementale n’a donné aucune solution aux milliers d’hommes, femmes et enfants vivant dans l’insécurité.
Le PS ne parle pas des sans papiers? Pourtant ils disent défendre les plus faibles, les plus fragilisés. Et laissent les sans papiers à leur sort.
Nous demandons au PS de s’engager solennellement et d’avoir une position claire; soutiennent ils les sans papiers ou préfèrent ils les laisser à leur sort dans l’illégalité ?
Un des sans papiers militant au mouvement UDEP, Monsieur Pinto de la Rosa Vicente, est détenu dans les centres fermés (VOTTEM puis MERKSPLAAS) depuis le 4 juillet à 6h, dans le cadre du rafle bruxellois qui a touché les 48 occupants d’anderlecht et dont les vingtaines qui l’accompagnaient à Vottem sont aujourd’hui tous libérés. Il ne comprend pas cet arbitraire, puisque cette libération a concerné
des cas semblables au sien.
La politique d’immigration belge laisse des dizaines de milliers de personnes privés de droits, y compris les plus fondamentaux. Ces « Sans-papiers » n’ont pas accès à la santé, ni à un logement, ni même à une formation, à un travail. Pourtant ces personnes, venues parfois de très loin, fuyant une situation désastreuse, sont bien contraintes de survivre. Dès lors, elles acceptent l’inacceptable : vivre dans des logements insalubres et chers ou dans un centre ouvert dont les conditions de vie sont plus que précaires, travailler  « au noir » à tarif réduit.
A côté de cela, la peur constante d’un contrôle d’identité, d’une arrestation, de l’enfermement dans un centre fermé et d’une expulsion forcée rythme la vie des personnes plongées dans l’illégalité.
Nous dénonçons la politique  de l'immigration telle que menée actuellement en Belgique .
Nous demandons à tous les Ministres concernés par la situation sociale, économique et politique de prendre leurs responsabilités pour que les droits fondamentaux tels que la santé, le logement, l’éducation et le travail soient respectés pour TOUS.
Nous exigeons l’arrêt immédiat de l’enfermement des enfants.
Nous appelons tous les citoyens, les associations, les syndicats, les collectifs, les étudiants, etc. à se mobiliser autour de ce combat  afin d’obtenir

 

la régularisation de tous les Sans-Papiers
L’arret des expulsions
La suppression des centres fermés

 

Par la même occasion nous dénonçons avec force la rafle nocturne, de centaines de migrants subsahariens, exécutée le 23 Décembre 2006, principalement à Rabat, - en période de festivités et donc à l’abri du regard des observateurs internationaux et des consciences critiques marocaines- et leur déportation collective vers la frontière algérienne. Ceci constitue une atteinte grave aux Droits Humains ainsi qu’une violation flagrante de la Convention de Genève relative au statut des réfugiés pourtant ratifiée par le Maroc.

 

 

 

 

20.12.2006

LA LETTRE A LA CRER

les occupants de st bernard,  réunis, ce soir dimanche, en réunion des occupants ordinaire de chaque dimanche, ne se laissent pas impressionnés par les différentes agitations et ne cédent pas aux manipulations.
udep st gilles a dénoncé toutes les représentations d'avant le 4 juillet et ne reconnais donc pas ce soit disons bureau provisoire de bxl.
si la réunion de cette clique a eu lieu à subterra et si aujourd'hui crer diffuse leur communiquée, ce n'est pas pour rien. nous souhaitons que crer explique sa stratégie directement sans tirer des ficelles.nous ne comprenons pas l'implication de crer dans ces affaires de udep et surtout de cette manière.

nous irons ce mercredi à foret pour éclaircir la charte et préparer la coordination nationale de liège et pour aider les occupants de foret à s'organiser selon cette charte.
nous n'avons aucun conflit personnel avec Ali Guissé, nous n'étions pas d'accord sur les méthodes et la startégie. ce qui arrive maintenant n'est qu'une confirmation de notre stratégie qui est devenu nationale depuis le 4 novembre.le soit disons bureau provisoir que vous nous présenter actuellement fonctionne et a fonctionné avec les mêmes méthodes que nous dénonçons.
ces personnes sont douteux et ne représentent que eux même, d'ailleurs à la fin de leur réunion ils étaient d'accord sur 7 personnes et puis ils nous avancent maintenant 4, ils fonctionne surtout dans les coulisses....
depuis le mois de novembre, nous avons tenu deux assemblées udep bxl à st bernard, ali et KANGO et d'autres étaient présents et étaient aussi d'accord que le bureau devienne caduque. Dès lors, nous fonctionnons au niveau de bxl par des assemblées qui facilitent la démarche nationale et non par un bureau de gueles assoifées de caméras et de pouvoir.
Nous dénoncerons toute apparition dans les médias, de cette clique qui veut s'accaparer udep bxl-bureau surtout avec des méthodes douteuses. nous espérons que crer ne joue pas le chantage sur le mouvement, pour quelques personnes qui lui sont dévoués.
Nous ne souhaitons pas mener ni une guerre de communiquées ni médiatique, nous sommes des clandestins soucieux avant tous de la régularisation de nos situations, et nous ne supportons pas le flou et l'acharnement de ces personnes à s'imposer comme avant, nous ne signons pas sur un chèque blanc. nous les combatterons et nous combatterons tous leurs soutiens.
nous n'avons toujours pas reçu le pv de la réunion de mons ni celui qui est venu après, le mercredi passé. Est ce que les autres l'ont reçu? POURQUOI PAS NOUS?
nous appelons tous les soutiens et tous les udeps locaux à s'abstenir, pas de communiquée publique, udep national prendra en main la situation à liège ce 23 dec et définira la meilleure statégie pour le mouvement. 
en ce qui concerne bxl, les clandestins bruxelois prendrons les choses en main ce mercredi, rendez vous à foret.

abdelkhalek, abdellah, mohamed, mokhtari, sahraoui, belaid, aziz, mustapha, hamid....
Rassemblement aujourd'hui lundi 11h devant l'office des étrangers nous le tiendrons malgrè que crer ait omet de demander l'autorisation.
Assemblée generale de l'occupation lundi 18h
 

Le Ministre DUPONT envois des demandeurs d'asiles à la rue durant la période d'hiver !!!

FEDASIL FERME UNE ASSOCIATION D'AIDE AUX DEMANDEURS D'ASILE

 

Selon Bob Pleysier, directeur de FEDASIL ;

 

"cela n'entre pas directement dans nos missions de préserver un quartier ou d'accueillir les demandeurs d'asiles "

 

Portes closes au « Nouveau monde »

 


"Le Soir " - Edition du 19/12/2006 | page 10

 

Plusieurs associations ont protesté lundi contre la fermeture d'un lieu d'accueil pour demandeurs d'asile, situé chaussée d'Anvers à Bruxelles, non loin de l'Office des étrangers.

La fermeture leur a été signifiée par courrier le 5 décembre dernier par l'Agence fédérale pour l'accueil des demandeurs d'asile (Fedasil) et devrait être effective à partir de janvier prochain.

Le local "Au nouveau Monde" accueille en moyenne 65 demandeurs d'asile par jour et un centaine parfois après certains longs week-end. Il permet aux demandeurs d'asile de satisfaire durant l'heure de midi leurs besoins primaires tels que se nourrir, se réchauffer ou se reposer lorsqu'ils se rendent à l'Office des étrangers.

Les demandeurs d'asile bénéficient également d'un service d'information et d'orientation au sujet de leur procédure. Le local, loué avec des subsides publics de Fedasil, permet également d'éviter que les demandeurs d'asile perturbent le quartier en se retrouvant en masse dans les rues avoisinant l'Office des étrangers.

Le financement de ce projet avait déjà été réduit en janvier 2006.

Le projet avait été lancé par l'asbl "Samenlevingsopbouw Brussel" et était financé initialement par la Politique des Grandes Villes et la Commission communautaire flamande. Des subsides ont été octroyés ensuite par Fedasil et deux collaborateurs ont été engagés.

Une quinzaine de bénévoles travaillent pour ce projet. En janvier dernier, suite à la réduction du financement, les deux membres du personnel ont travaillé à mi-temps.

En décembre dernier, Fedasil a officiellement annoncé sa décision de mettre fin aux subsides dès janvier prochain. Le comité de soutien formé notamment par les ASBL Link=Brussel et Samenlevingsopbouw Brussel et la Paroisse Saint-Roche avertit les autorités publiques que les demandeurs d'asiles seront dès janvier à la rue durant la période d'hiver et que le quartier sera confronté aux mêmes problèmes qu'auparavant.

"Cela n'entre pas dans nos missions"

Le directeur général de Fedasil a expliqué que la décision avait déjà été annoncée de manière informelle avant décembre. "Nous avons mené une évaluation et avons constaté que le nombre de demandeurs d'asile qui sortaient à midi était en diminution. De plus, cela n'entre pas directement dans nos missions de préserver un quartier ou d'accueillir les demandeurs d'asiles qui se rendent à l'Office des étrangers. Au sujet de l'information qui était apportée, nous avions déjà réduit nos subsides l'an dernier car nous estimons que c'est à l'Office des étrangers de fournir des informations fiables et officielles", a réagi le directeur général de Fedasil, Bob Pleysier. (b) #

 

 

 

21.11.2006

Soirée de sensibilisation et de débat à la CSC

Depuis de nombreux mois, des femmes et des hommes « sans-papiers » mènent une lutte sans relâche pour des critères clairs de régularisation.

Ils manifestent, occupent des églises, font des grèves de la faim pour pouvoir mener une vie digne et se construire un avenir meilleur pour eux et leurs enfants.

 

Les sans-papiers 

 

Quels sont les enjeux ?

 

Le point de vue des intéressés.

 

Quelles solidarités dans le mouvement syndical ?

 

 

 

le mercredi

29 novembre 2006 , 19h30

 

(salle Dom Helder Camara)

19, Rue Plétinckx , 1000 Bruxelles

  

 

PROGRAMME

 

Introduction:  Guy Tordeur,

 

secrétaire fédéral de la CSC

 

Panel avec Edwin Loof comme modérateur

·         Fred Mawet, directrice du CIRE (Coordination et Initiative pour Réfugiés et Etrangers) et Pieter De Gryse, directeur de Vluchtelingenwerk Vlaanderen

‘Les sans-papiers, qui sont-ils, qui sont-elles ? Raisons de leur présence en Belgique et en Europe. Quelles politiques promouvoir ?’

·         Témoignage d’une personne sans-papiers

·         Sabine Craenen: Présentation de l’organisation ORCA (Organisatie voor Clandestiene Arbeiders)

·         Ali Guissé, porte-parole de l’UDEP (Union des sans-papiers)

’Bilan et perspectives du Mouvement des Sans-Papiers’

·         Guy Tordeur, secrétaire fédéral de la CSC

’Initiatives syndicales de la CSC’

Débat avec la salle

 

Synthèse et perspectives d’actions   Daniël Fastenakel, secrétaire du MOC et Marc Berghman, secrétaire de l’ACW 

 

Bienvenue à toutes et à tous

Guy Tordeur                                                                               

Secrétaire Fédéral

 
CIEP-MOC                 CSC-Fédération de Bruxelles-Hal-Vilvorde                    ACW

17.11.2006

Heureuse année 2007 ?

C’est le titre qui a été donné à une deuxième carte postale éditée à Sainte Suzanne. C’est un Sans-papiers qui a réalisé cette magnifique photo ; le comité de soutien y a ajouté le texte, et s’est chargé de l’impression.

Cette carte est destinée à être envoyée aux présidents des 4 partis démocratiques. Elle sera largement distribuée.
Le texte du verso de la carte est reproduit en dessous de la photo.

Cette carte sera également déclinée en affiche (format A3)afin d’être mise en vitrine des commerçants ou aux fenêtres des voisins.

Si vous souhaitez en obtenir, contactez l’auteur de cet article

.

Des papiers, un pays, une nouvelle vie...

Voilà ce qu’ils souhaitent.

Voisins ou sympathisants des sans-papiers, nous sommes très préoccupés par la situation inhumaine et intolérable dans laquelle bon nombre d’entre eux se trouvent.

Nos vœux pour 2007 ?

L’introduction dans la loi de critères clairs et permanents de régularisation.

La régularisation des résidents de longue durée qui ont développé des attaches durables avec notre pays.

Une réflexion nationale et européenne sur les migrations.

Bon travail au Parlement !

Signature :

Nom :

Adresse :

 

 

08.11.2006

Depuis 7 heures du matin, deux Iraniens sont installés sur une grue place Poelaert et menacent de se suicider

Des policiers tentent de les convaincre de descendre. Dans l'après-midi, la police a donné l'assaut à l'église des Minimes, où d'autres Iraniens menacaient de s'immoler.

Vers 15 heures, la situation n'avait pas évolué. Les deux désespérés utilisent parfois leur téléphone et effectuent de temps à autre quelques pas sur le bras de la grue avant de retourner au-dessus de la cabine. Selon l'abbé Van der Biest, un ultimatum a été lancé par les deux Iraniens pour 16 heures. Ils réclament des garanties de ne pas être expulsés. Des hommes ont enfilé des combinaisons d'escalade. Mais actuellement, ni les forces de l'ordre ni les services de secours ne sont encore intervenus.

L'abbé Jacques Van der Biest se trouvait à l'intérieur de l'église au moment de l'assaut de la police qui n'a pas fait usage des matraques. Quatre ressortissants iraniens ont été arrêtés par la police pour tentative d'incendie. L'abbé a condamné l'action menée mercredi par les Iraniens, estimant qu'on ne pouvait disposer de notre propre vie, donnée par Dieu. A quoi sert-il de réclamer un séjour en Belgique si c'est pour se retrouver dans un cimetière belge?, a-t-il déclaré. Selon la police, l'assaut a été rapide et efficace et il n'y a pas eu d'incident. Une vingtaine de policiers locaux et une vingtaine de policiers des unités spéciales de la Police fédérale, ont été mobilisés. Des combustibles ont été trouvés dans l'église de Minimes. Avant l'assaut, les occupants de l'église des Minimes n'ont pas tenté de mettre le feu. Quelques occupants se sont rebellés, selon la police. La vingtaine de ressortissants, arrêtés administrativement par la police, ont été placés dans un bus qui les ont conduits vers le commissariat central de Bruxelles. Ils seront ensuite mis à disposition de l'Office des étrangers, a précisé la police. Un ressortissant iranien aurait tenté de se couper les veines et a été transporté à l'hôpital. L'avocat des occupants, Georges-Henri Beauthier, a déclaré qu'il s'inquiétait du sort qui sera réservé aux ressortissants iraniens. Ils ne seront probablement pas expulsés car il n'y a pas d'accord avec l'Iran pour accepter leurs ressortissants. Mais les occupants risquent d'être enfermés en centre fermé durant quelques mois, a-t-il dit. Les occupants ont peur qu'un jour ou l'autre, le gouvernement belge signe un accord de rapatriement avec l'Iran, a ajouté Me Beauthier. (D'après Belga)

05.11.2006

Le Festival des libertés du 9 au 18 novembre 2006 de Bruxelles Laïque, le thème retenu cette année : Résister à la panique sociale

 

 

   L'instrumentalisation des peurs,

 

 

Une bombe contre la connaissance de l'autre

 

Dans le contexte social européen, américain, comme ailleurs dans le reste du monde, nous sommes face à l'instrumentalisation des peurs collectives, qui deviennent de plus en plus le cheval de bataille de certains élus, pour des fins politiques de discriminations et d'exploitation économique.

 

Les migrants qui cherchent un avenir meilleur voient déferler sur eux une vague de haine, d'injustice, de discriminations, de peur planifiée et de discours alarmistes alors qu'ils sont une source de richesse dans le cadre d'une concurrence économique   mondiale exacerbée effrénée.

    

Ces stratégies de «compétitivité», de «rentabilité» et de «marchandisation» conduisent à la remise en cause des acquis sociaux, du « modèle social », c'est-à-dire des conquêtes sociales de l'après seconde guerre mondiale, dont les manifestations sociales désastreuses sont la montée du chômage, de la précarité et le travail clandestin.

 

L'image des immigrés a évolué dans ce contexte social désastreux. Le travailleur immigré et discret des années 45/70 est progressivement devenu « une menace, un voleur d'emploi », etc.…

 

De ce fait, l'incompatibilité culturelle est érigée comme une opposition entre communautés dans un contexte où « le choc des civilisations, des cultures, des religions » est théorisé sur le plan mondial comme accompagnement idéologique des concurrences économiques et de la recherche de main mise sur les matière grises en général et plus particulièrement sur les matières premières stratégiques.

        

Sur le plan interne, les grandes puissances riches adoptent la logique sécuritaire. Question : les peurs relatives à l'étranger sont-elles préexistantes ou celles-ci sont-elles plutôt suscitées par des politiques dont les buts sont ouvertement inavouables ?

       

La politique de l'immigration zéro n'est pas une réalité mais bien un discours politicien visant à dénigrer la présence de nouveaux étrangers en Europe. La politique de tolérance zéro envers les étrangers  ne tient pas seulement à l'impraticabilité des expulsions massives et systématiques, elle répond aux exigences économiques.   L'obtention du permis de séjour n'est plus un droit, mais plutôt une faveur étatique, en fonction du besoin de main d'œuvre bon marché et corvéable à merci pour favoriser la croissance des pays européens.

 

L'instrumentalisation des peurs collectives devient de plus en plus la scène d'un affrontement, entre l'accueillant et l'accueilli.

 

Étant donné que, chez l'accueillant, il y a là une instrumentalisation de quelque chose d'enfouie dans l'imaginaire collectif qui prend racine dans le système colonial, l'image du colonisé est à la fois celle de la docilité et la révolte. La docilité serait l'œuvre de la « mission civilisatrice » de la colonisation et la révolte serait un attribut du colonisé, le danger étant inscrit dans ce « barbare »   (aujourd'hui « le terroriste »).

 

Cette peur a favorisé l'acceptation par la majorité silencieuse de la répression policière, des discriminations ou même du racisme déclaré ou déguisé sous la liberté d'expression.

 

Au point que, certaines personnes insufflent des idées xénophobes, qui leur servent des slogans simplistes et des raccourcis raciaux apparemment séduisants, pour ensuite dire qu'elle ne fait que relayer ce que pensent les gens.

 

En attisant la peur universelle de l'Autre, que l'éducation et la rencontre devrait apprendre à surmonter, on déshumanise les communautés les plus stigmatisées : les Noirs, les Maghrébins, les Turcs, les Sud-américains,…. Ce processus de criminalisation et de « chosification » des « allochtones » dénie instantanément le fait qu'ils portent tous en eux un réel vécu, une histoire, une valeur culturelle et intellectuelle, et des sentiments.

 

Mais la peur est aussi présente chez l' l'accueilli en quête d'une hypothétique régularisation : la peur de la répression policière, la peur de s'exprimer, la peur de l'expulsion, la peur de revendiquer ses droits les plus fondamentaux, la peur du lendemain, et la peur de ne pas savoir où se cacher, dans une immense détresse. Toutes ces peurs font de lui un défaitiste, qui se croit incapable de pouvoir garantir un avenir à son enfant et ayant intériorisé l'étiquette d'infériorité qu'on lui a collé, il s'apitoiera sur son sort. Il fera un amalgame haineux envers le « dominant », formulée en les termes suivants : « Tous les belges et tous les européens sont racistes », ou Pire encore, il se soumettra au paternalisme occidental en raison de son statut inférieur « d'étranger et de sans papier », etc.…

 

 

Et s'il en est ainsi, c'est parce que le reste de la société se laisse aller au fatalisme ambiant. C'est pourquoi il faut avant tout renforcer la connaissance de l'autre, car la peur transforme la compréhensibilité des Uns, en une haine inadmissible des Autres. Et dans ce combat contre la peur de l'Autre, l'interculturalité est l'une des armes les plus efficaces.

-         Il faut que l'histoire scolaire et populaire des minorités dites visibles, et principalement des étrangers, soit rectifiée, car l'histoire actuelle est une histoire plus idéologique que critique ; il faut rectifiée l'image des autres, des sans papiers et des étrangers, car l'image actuelle est une représentation stigmatisante, et dévalorisante, loin de ce que nous sommes réellement ;

 

-         Il ne faut pas céder à l'impuissance dans cette lutte pour l'ouverture des mentalités, c'est à chacun d'entre nous d'empêcher que le poison de la haine continue sa propagation. Il faut la combattre sans cesse, la démasquer toujours. Il faut la traquer tous les jours, parce qu'elle représente un danger terriblement meurtrier pour nous et pour nos enfants.

 

Guissé Ali

Coordinateur et porte-parole de l'UDEP, le mouvement de sans-papiers pour la régularisation de tous les sans-papiers avec des critères clairs et permanents de régularisation.

 


31.10.2006

Actions des Sans Papiers dans "Toussaint 2006"

    L’union des Femmes Libres pour l’Egalité des Droits a.s.b.l

Avec le soutien du F.I.P.I. et de la Commune d’Anderlecht

  Actions des Sans Papiers dans "Toussaint 2006"

Avec ou sans-papiers, venez nous rejoindre ce vendredi 3 novembre à 18h30 devant l’église Notre Dame Immaculée où les 48 sans-papiers furent violemment délogés le 4 juillet dernier !

 Nous partirons à 19H00 pour l’église du Béguinage, afin de rejoindre nos amis.  « La fête du réfugié » vous accueillera à la place du Béguinage.  Venez nombreux et nombreuses   Contact : Daniël Alliet : Begijnhofplein 7, 1000 Brussel - 02 411 62 56 GSM 0473/271 027    

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