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30.03.2007

Paroles d’exils: Un livre, un spectacle, des interpellations politiques…

Il y a plus d’un an, l’association « SOS Migrants » lançait une vaste campagne d’ateliers d’écriture et de récoltes de témoignages de migrants entre l’Afrique et l’Europe. Avec des associations partenaires au Maroc, au Sénégal, au Cameroun, en France, à Liège, à La Louvière, à Bruxelles, « SOS Migrants » a rassemblé 200 témoignages en un livre de 540 pages aujourd’hui publié. Ce livre, « Paroles d’exils », a été présenté au parlement européen le 6 mars dernier, avec le groupe de la Gauche Unitaire européenne, le Parti socialiste européen, de nombreux parlementaires et sans-papiers. Une autre présentation/débat aura lieu en avril au parlement fédéral belge, pour contribuer à l’interpellation des partis politiques, en pleine campagne électorale, sur les alternatives indispensables à l’actuelle politique d’immigration inhumaine et stérile, en Belgique et en Europe.

« Paroles d’exils », c’est une façon de démonter les discours sécuritaires et mensongers sur l’immigration, et de mettre en avant la réalité humaine et citoyenne de dizaines de femmes et d’hommes qui ont fui la mort, la misère, l’insécurité, pour tenter de vivre comme tout être humain dans la dignité et les droits élémentaires.

Le dimanche 29 avril, l’association « SOS Migrants »,

En collaboration avec la Compagnie des Nouveaux disparus,

Vous invite à une rencontre culturelle et festive.

Sous chapiteau - Place des Martyrs

16h : présentation du spectacle « LA TRAVERSEE DE LA MORT ».

Cinq femmes dans une prison espagnole après avoir tenté l’impossible, la traversée de la Méditerranée en barque pour rejoindre l’Eldorado européen, le chimérique pays de Cocagne. Cinq destinées qui s’affrontent et se croisent au moment où leur sort se joue dans les bureaux de l’administration espagnole. Entre espoir et désespoir, entre fantasme et lucidité, entre rires et larmes, entre chansons et débats, La traversée de la Mort raconte comment et pourquoi les gens du Sud sont prêts à risquer leur vie pour changer de continent.

Un spectacle écrit et mis en scène par Jamal Youssfi, avec Miriam Youssef, Marcha van Boven, Annette Gatta, Maria Abecasis et Sabrine.

Après le spectacle, présentation/débat autour du livre « Paroles d’exils », animation djembes, repas africain.

Prix : 12 € tout public. 9,50 € senior, étudiants, groupes. 6,50 € habitants du quartier.

Le ticket permet de bénéficier d’un aller-retour sur le réseau de la STIB le jour du spectacle.

Avec le soutien du Parlement francophone bruxellois.

Paroles d’exils : récits et témoignages de migrants entre l’Afrique et l’Europe

Editions Biliki /  Le Chant des Rues

540 pages - 12 euros – 50 dirhams – 2.500 FCFA

Disponible en librairies, sur www.rezolibre.com et chez les éditeurs.

Contact/Edit. resp. : « SOS Migrants » - 0486 85 73 81 – sosmigrants@hotmail.com

03.03.2007

La grève de la faim, seule solution pour les Afghans ?

Depuis que Patrick Dewael est Ministre de l’Intérieur, les Afghans ont régulièrement défrayé la chronique par des actions de grève de la faim.

Pourquoi ?

L’Afghanistan est en guerre et la situation se détériore sans cesse. La présence de la coalition internationale ne parvient pas à ralentir la progression des talibans. Les Afghans ne peuvent pas rentrer chez eux.

Pourtant…

Juillet 2003 : 1100 afghans reçoivent des décisions négatives ; paniqués ils ont entamé une grève de la faim.

Après 23 jours de grève, le Ministre Dewael, en accord avec le gouvernement a pris une circulaire pour résoudre le problème. Selon cette circulaire, tous les afghans arrivés avant le 01.01.2003 reçoivent des droits de séjours temporaires de six mois en six mois et sont régularisés quand ils atteignent 3 ou 4 ans de séjour en Belgique. Ils ont également le droit de travailler.

Les afghans arrivés après le 01.01.2003 ne reçoivent rien. Rien ne s’est passé en Afghanistan le 01.01.2003. La différence de traitement ne repose sur rien. Rien d’autre qu’une grève de la faim.

En 2006, une nouvelle grève de la faim débouche sur la régularisation des grévistes uniquement. Les autres Afghans décident alors d’entamer à leur tour une grève de la faim en été 2006, grève qui s’arrête parce que le Directeur de l’Office des Etrangers promet la protection subsidiaire qui doit entrer en vigueur en octobre.

En octobre 2006 la protection subsidiaire entre en vigueur. Pourtant quasi tous les afghans qui la demandent sont refusés alors que leur pays est en guerre et en proie à une violence aveugle.

Le Conseil d’Etat déclare que les décisions sont illégales. Rien ne change, le Ministre ne revient pas sur ses positions et estime que les Afghans doivent quitter le territoire.

Cette politique insensée et criminelle pousse au désespoir. Les Afghans recommencent une grève de la faim à l’Eglise des Minimes, 62 rue des Minimes à 1000 Bruxelles.

Conférence de presse le lundi 5 mars 2007 à 10.30  à l’Eglise des Minimes.

CONTACT Samir 0486/569.359