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29.01.2007

l'Assemblée des Voisins et Voisines

  Vu l'enthousiasme décelé dans les regards de  
  chacune et chacun des participants à l'issue   
  de l'Assemblée des Voisins et Voisines de ce   
  jour, je ne peux résister à poster ce mail.


Si l'on en juge par l'ambiance,
 ce samedi 27 janvier dans les locaux 

d'Espace Citoyen à Marchienne-au-Pont,
  l'Assemblée des Voisins et Voisines est en phase   
 de décollage. S'il faut qualifier cette rencontre,   
 le mot respect mutuel me vient en premier.  
 Respect qui constitue le chemin incontournable   
 vers la confiance et… l'engagement collectif.   
 Voisines et voisins accourus très nombreuses   
 et nombreux des quatre coins de francophonie   
 ont échangé les regards qu'ils portent, avec toutes  
 les nuances que chacun peut contenir,   
 sur leur engagement aux côtés des Sans-papiers.   
 C'est une intelligence collective qui se met en place.   
 Créativité et solidarité prendront tout leur sens et leur 

force dans les mois qui viennent.


Liège, Verviers, Arlon, Louvain-la-Neuve,
 Mons, Schaerbeek, Ixelles, et Charleroi –   
 qui accueillait cette réunion – étaient présents.   
 Souvent en nombre !   
 Un petit pont a été lancé en direction de Lille  
 (France)… 

Cette Assemblée a été particulièrement dense
 et productive (le compte-rendu suivra sous peu).

 Le mouvement des Voisins et Voisines devient  
 plus que jamais réalité. Il peut, il doit   
 encore s'élargir. S'ouvrir aux Flandres, notamment.
 Afin d'être sûr de pouvoir être présents à la  
 prochaine Assemblée,bloquez d'ores et  
 déjà vos agendas : prochaine Assemblée générale   
 des Voisins et Voisines samedi 24 février 200,   
 de 14 à 18h. Cette Assemblée se tiendra   
 très probablement à Liège.

L'Assemblée des Voisins et Voisines se lance
 au moment opportun. À nous toutes, à nous   
 tous de faire qu'elle monte en puissance   
 jusqu'au 10 juin afin que la régularisation   
 soit incontournable. C'est de la responsabilité  
 de chacune, de chacun ! Merci à toutes et à tous.


Jean-Marie Lison
02 850 05 32
0472 81 46 95

jean-marie.lison@brutele.be


 

 

25.01.2007

MANIFESTATION DEVANT LE CONGRES DU SP-a A ANVERS



Rendez-vous samedi 27 janvier à 11h45 à Leopold De Waelplaats à Anvers !!

Pour les gens qui viennent par train: une délégation de UDEP-Anvers sera présent à la gare
Anvers-Central à 10h45 pour accueillir les manifestants.

ARRETONS L’EXPLOITATION
Regularisation des sans papiers

 Aux militants SPA.

L’année 2007  a commencé, Et nous voulons attirer votre attention à l’occasion de votre congrès à la lutte des sans papiers en Belgique
Nous nous adressons à vous par ce que le parti socialiste a toujours défendu les couches de notre population les plus précaires, les plus exploités.  Nous, les sans papiers, réunis dans l'union de défense des sans papiers (UDEP), ont besoin de vous pour enfin construire un avenir digne en Belgique. La Belgique est le pays où nous sommes arrivés après de longs voyages, dédales, errances, fuites ….. à la recherche d'un meilleur avenir pour nous et nos enfants.
Nous sommes nombreux.  Nos enfants vont ici à l'école, mais n'ont pas les mêmes droits que leurs condisciples. Nous travaillons, sans aucune protection, dépendant du bon vouloir des employeurs.  Nous habitons chez des amis, dans les églises, dans des maisons sombres et survivons grâce à la solidarité de citoyens belges.  Mais nous voulons contribuer à la société.
Et entre-temps nous entendons parler de régularisation des armes à feu, d’une  amnistie fiscale.  Les gens qui consciemment ont ignoré la loi  sont pardonner.  Mais on ne parle pas de la régularisation des  sans papiers qui n'ont fait du mal à personnes.
Quel est aujourd'hui la procédure de régularisation ?
Il y a une procédure de régularisation dans la loi.  Quelqu'un peut obtenir l'autorisation du ministre pour rester plus de 3 mois en Belgique. Cette autorisation doit être sollicitée toutefois près des responsables belges  à l'étranger. Dans des circonstances extraordinaires, cette habilitation peut être sollicitée  par la personne chez le bourgmestre de la ville ou il réside en Belgique.
En outre, il faut attendre des années pour avoir une réponse à cette demande de régularisation. L’incertitude énorme que vivent les sans papiers lors de cette attente les poussent parfois à des actions désespérées comme les grèves de la faim et le suicide.
Comment cela ce fait il que les 130 personnes de l’église Saint Boniface ont été régularisées et pas les 15 personnes en grève de la faim à Leuven ?
Pourtant la régularisation des sans papiers peut apporter sans aucun doute une contribution importante à la société. Beaucoup d’entre nous possèdent des qualifications névralgiques, beaucoup d’entre nous voulons payer des taxes et ainsi contribuer à la société
Que voulons nous changer à la procédure actuelle de régularisation ?
1 nous voulons que les personnes qui résident en Belgique ne doivent plus faire leur demande dans leur pays d’origine
2 nous voulons des critères clairs pour une régularisation( loi  UDEP .)
3. Nous voulons une appréciation honnête et indépendante de notre demande  de régularisation ! Actuellement, les dossiers de régularisation sont traités par l’office des étrangers. Il faut une commission totalement indépendante qui traite les dossiers
4. Nous voulons que notre demande de régularisation soit traité dans un délai de 6 mois
Nous ne voulons plus de longues listes d’attente durant lesquels nous vivons dans l’incertitude. Et si dans le délai prévu il n’y pas de réponses les personnes doivent être régularisé
5. Nous ne voulons plus d’expulsion aussi longtemps qu il n’y a pas de réponse à la demande de régularisation
6. Nous voulons que tous ceux qui ont entré actuellement une  demande de régularisation soit régularisés
C'est pour UDEP l'unique manière de rattraper les  retards de traitement des dossiers de régularisation à l’office des étrangers. Il est scandaleux que les gens doivent attendre pendant plusieurs années une réponse, l'incertitude a duré longtemps assez.
Après que les partis de la majorité  ont voté la réforme de la procédure d’asile, ils ont promis de mener le débat au sujet de la régularisation.  Il est urgent, en vue des élections prochaines, que le travail soit fait afin d’assurer un  avenir digne pour tout le monde en Belgique… Nous faisons confiance au SPA pour prendre le devant !

UDEP Anvers
UDEP Gand

24.01.2007

Les Sans-Papiers Occupation Saint Bernard

organise le Samedi 27 Janvier - 15h00
une MANIFIESTA

 

Départ-Place Van Meenen – 1060 Bxl
(Maison communale de Saint-Gilles)

 

Pour tous nos droits!

 

Concert
à partir de 16h 30 à l’Eglise ST BERNARD :

 

·        chants, danses et musiques du monde  (Chouette !!!)

 

Thé à volonlté….. … …

 

Rejoigner nous au
 
Rassemblement
 de chaque lundi de 11h à 13h devant l’office des étrangers

 

Depuis plusieurs mois les sans papiers agissent pour attirer l’attention sur leur situation. Plusieurs manifestations ont eu lieu à Bruxelles, Gand, Anvers en 2006. Lors des occupations des églises et autres endroits les sans papiers n’ont rencontré que de la solidarité des paroisses, des syndicats, des associations et des citoyens en général.
Les syndicats soutiennent l’idée d’une régularisation des sans papiers avec des critères clairs. Lors des commissions de la chambre plusieurs associations ont été entendues qui trouvait nécessaire une loi claire de régularisation avec une commission indépendante. Tous ces appels n’ont pas été entendus. La loi  de réforme de Dewael a été votée sans critères de régularisation, la majorité gouvernementale n’a donné aucune solution aux milliers d’hommes, femmes et enfants vivant dans l’insécurité.
Le PS ne parle pas des sans papiers? Pourtant ils disent défendre les plus faibles, les plus fragilisés. Et laissent les sans papiers à leur sort.
Nous demandons au PS de s’engager solennellement et d’avoir une position claire; soutiennent ils les sans papiers ou préfèrent ils les laisser à leur sort dans l’illégalité ?
Un des sans papiers militant au mouvement UDEP, Monsieur Pinto de la Rosa Vicente, est détenu dans les centres fermés (VOTTEM puis MERKSPLAAS) depuis le 4 juillet à 6h, dans le cadre du rafle bruxellois qui a touché les 48 occupants d’anderlecht et dont les vingtaines qui l’accompagnaient à Vottem sont aujourd’hui tous libérés. Il ne comprend pas cet arbitraire, puisque cette libération a concerné
des cas semblables au sien.
La politique d’immigration belge laisse des dizaines de milliers de personnes privés de droits, y compris les plus fondamentaux. Ces « Sans-papiers » n’ont pas accès à la santé, ni à un logement, ni même à une formation, à un travail. Pourtant ces personnes, venues parfois de très loin, fuyant une situation désastreuse, sont bien contraintes de survivre. Dès lors, elles acceptent l’inacceptable : vivre dans des logements insalubres et chers ou dans un centre ouvert dont les conditions de vie sont plus que précaires, travailler  « au noir » à tarif réduit.
A côté de cela, la peur constante d’un contrôle d’identité, d’une arrestation, de l’enfermement dans un centre fermé et d’une expulsion forcée rythme la vie des personnes plongées dans l’illégalité.
Nous dénonçons la politique  de l'immigration telle que menée actuellement en Belgique .
Nous demandons à tous les Ministres concernés par la situation sociale, économique et politique de prendre leurs responsabilités pour que les droits fondamentaux tels que la santé, le logement, l’éducation et le travail soient respectés pour TOUS.
Nous exigeons l’arrêt immédiat de l’enfermement des enfants.
Nous appelons tous les citoyens, les associations, les syndicats, les collectifs, les étudiants, etc. à se mobiliser autour de ce combat  afin d’obtenir

 

la régularisation de tous les Sans-Papiers
L’arret des expulsions
La suppression des centres fermés

 

Par la même occasion nous dénonçons avec force la rafle nocturne, de centaines de migrants subsahariens, exécutée le 23 Décembre 2006, principalement à Rabat, - en période de festivités et donc à l’abri du regard des observateurs internationaux et des consciences critiques marocaines- et leur déportation collective vers la frontière algérienne. Ceci constitue une atteinte grave aux Droits Humains ainsi qu’une violation flagrante de la Convention de Genève relative au statut des réfugiés pourtant ratifiée par le Maroc.

 

 

 

 

19.01.2007

Position du PS sur la régularisation

Madame, Monsieur,

Cher-e-s Ami-e-s,

Mes meilleurs voeux pour l'année 2007!

Certaines rumeurs circuleraient, notamment au sein des mouvements de sans-papiers à Liège, selon lesquelles le PS aurait modifié sa position sur la régularisation. C'est totalement inexact.

Vous trouverez ci-dessous, pour votre information, un courrier qu'Elio Di Rupo avait envoyé précédemment sur cette question, qui rappelle l'engagement du PS en la matière.

Bonne après-midi et bon week-end,

Guillaume de Walque

Conseiller

Institut Emile Vandervelde

www.ps.be

 Madame, Monsieur, Comme vous le savez peut-être, le PS a déposé une proposition de loi visant à établir des critères clairs et précis de régularisation de certaines catégories d’étrangers.

Malheureusement, les autres partis du Gouvernement fédéral (MR, SP.A et VLD) refusent catégoriquement toute solution en la matière, faisant fi de la réalité des milliers de sans-papiers qui vivent en Belgique depuis longtemps et qui sont bien intégrés.

Le PS exigera que la régularisation fasse partie du prochain accord de Gouvernement, si nous sommes amenés à y participer.

En vous remerciant de votre attention, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Elio DI RUPO

 

16.01.2007

« Oui » à la manif du 20 janvier à Verviers

Soulagement ! le Bourgmestre de Verviers a donné à l'UDEP-Verviers l'autorisation de manifester à travers la ville ce samedi 20 janvier 2007. Les atermoiements auront duré cinq jours – cinq jours pendant lesquels nous avons suspendu la distribution des tracts et l'envoi des mails, cinq jours de retard à rattraper pour battre le rappel ! Vous pouvez nous aider à rattraper le temps perdu : diffusez ce message partout, imprimez l'affiche ci-jointe et affichez-la dans tous les lieux encore occupés par les sans-papiers.
Pour venir à Verviers en train, prenez un billet "shopping" (aller-retour 7 euros à partir de toute gare belge) plutôt que des billets "weekend" ou "Rail Pass" (aller-retour 13,60 euros).
N'oubliez pas vos banderoles et apportez des intruments de musique si vous en avez.
Si vous êtes empêché, ou si vous n'avez pas les moyens de vous déplacer, faites venir au moins deux connaissances pour vous remplacer !
À samedi !

15.01.2007

Verviers : la manif UDEP du 20 janvier interdite !


Les négociations sont actuellement en cours entre l'UDEP-Verviers et les pouvoir communaux de cette ville, à la suite du refus de manifester samedi prochain, signifié aux responsables UDEP par le Bourgmestre de Verviers. Nous demandons à tous les Belges qui nous soutiennent, à tous les régularisés et à tous les sans-papiers de Belgique, de rester attentifs au développement de cette affaire ; nous avons bon espoir que l'interdiction sera levée, vu que, jusqu'à présent, les relations entre le Bourgmestre et l'UDEP-Verviers avaient toujours été assez cordiales. Mais on ne peut jurer de rien car il semblerait que, cette fois-ci, la police verviétoise veuille "marquer le coup" et donner un avertissement à toutes les associations qui ne respectent pas à la lettre le règlement, – lequel impose que toute demande pour manifester soit introduite au moins 30 jours avant l'évènement !

Restez à l'écoute, nous continuerons à vous tenir au courant pendant toute la semaine. En attendant, rediffusez ce message, affichez-le sur vos sites web et mobilisez-vous pour ce samedi 20 janvier.

Si l'interdiction est maintenue, nous n'avons pas l'intention d'entrer en confrontation avec les autorités, et le défilé prévu à travers la ville n'aura pas lieu alors. Mais, dans cette éventualité (que nous ne souhaitons pas), nous comptons quand même protester pacifiquement et en grand nombre devant la gare de Verviers, où vous êtes attendus à partir de 14h00.

D'autre part, c'est justement à Verviers que se tiendra, ce samedi 20 janvier, la réunion nationale des représentants de l'UDEP, – puisqu'il a été décidé que ces réunions ne se tiendront plus uniquement à Bruxelles et qu'une "tournante" aura lieu entre les sections locales.

V.L. - De la part de Mujdat, Alfa et Gezim, coordinateurs de l'Udep-Verviers, et d'Anicet, porte-parole.

P.S. : Nous n'avons presque plus de banderoles et nos finances sont au plus bas ! Afin d'assurer la réussite de cette manif, apportez tout le matériel dont vous disposez. Des calicots et des pancartes en néerlandais et en allemand seront les bienvenus (ainsi que les manifestants flamands et germanophones, bien entendu !).

12.01.2007

Ali Guissé ex porte parole de l'Union de défense des Sans-papiers. Il nous fait partager ici son point de vue sur la situation actuelle des sans-papiers en Belgique.

Interview  de Charlotte PEZERIL de l'Espace-Citoyen

Ali Guissé : "Soutenir les sans-papiers, c’est se soutenir soi-même"

Pouvez-vous nous présenter votre mouvement l’UDEP ? L’UDEP est l’Union pour la Défense des Sans-papiers, gérée par des sans-papiers et pour des sans-papiers, sans distinction de race, d’origine, d’opinion politique, de sexe, etc. Elle a été fondée en septembre 2004. Quelle est la situation du mouvement des sans-papiers aujourd’hui en Belgique ? La situation est difficile à expliquer aujourd’hui. La mobilisation a baissé ces derniers temps parce qu’il y a un problème de structuration du mouvement au niveau national. C’est pour cela que nous sommes en train de mettre en place des structures pour s’unifier, former des cadres qui pourront conseiller les gens au niveau juridique ou politique. Au sein de l’UDEP, on va rédiger une Charte au niveau national. Il faut se structurer pour éviter de mettre fin au mouvement et pour le pérenniser. On va également mettre en place un réseau de soutien avec les différents collectifs qui aident les sans-papiers. Qui sont les sans-papiers aujourd’hui en Belgique ? Même si les profils sont très variés, il y a beaucoup de jeunes, souvent très instruits. Beaucoup sont diplômés des Universités. Au niveau de l’origine, les plus nombreux viennent de l’Europe de l’est et de l’ex-URSS, puis de l’Afrique du Nord, de l’Afrique noire et après de l’Amérique Latine. Ceux de l’est arrivent par voie terrienne, alors que les Africains et les Latinos viennent par avion, mais depuis la politique d’Europe forteresse les africains subsahariens viennent par pirogue. Il est difficile d’estimer le nombre de sans-papiers : les associations annoncent plus de 100.000 personnes et l’Office des Etrangers dit entre 35.000 et 70.000. Que pensez-vous de la réforme du droit d’asile ? Avec cette réforme, la politique est devenu plus répressive car celui qui introduit une demande doit désormais présenter un passeport ou une carte d’identité valable ; alors que ce sont des gens persécutés qui ont dû fuir leur pays, qui n’ont pas pu prendre leurs papiers ou qui sont venus avec de faux documents. Avant, ceux n’ayant pas de papiers pouvaient aller à leur Ambassade et demander une attestation. Cela n’est plus accepté. De même, la directive européenne des droits de l’homme a été appliquée en ce qui concerne la protection subsidiaire, mais elle ne concerne finalement que peu de pays. Le pays doit être reconnu en conflit par ONU ou UE, ce qui n’est pas le cas par exemple de l’Afghanistan ou Iran. Quelles sont vos revendications ? Nous demandons que la régularisation des sans-papiers soit inscrite dans la loi et que soit mise sur pied une Commission de régularisation indépendante de l’Office des Etrangers. Nous militons aussi pour l’arrêt des centres fermés. En fait, notre objectif final est de régulariser tous les sans-papiers et que des critères précis, clairs et permanents de régularisation soient inscrits dans la loi.

Aujourd’hui, vu la situation actuelle, on demande le soutien des citoyens belges. Ils ne doivent pas avoir peur des sans-papiers parce que s’ils sont régularisés, ils ne travailleront plus au noir, ce qui renflouera les caisses de la Sécurité sociale et provoquera une augmentation des salaires. Finalement, les Belges doivent comprendre que soutenir les sans-papiers, c’est se soutenir soi-même, Car votre soutien aux sans papiers est un signe clair de rejet de l’extrême droite, qui exploite honteusement la question des Sans papiers pour terroriser la population belge et la jeter dans ses bras bruns. Un soutien fort, c’est dire à tous ces travailleurs Sans papiers que leur contribution est précieuse, nécessaire et reconnue dans la Belgique d’aujourd’hui et de demain. C’est pourquoi je réaffirme que la régularisation des Sans papiers sera l’expression d’une société belge plus démocratique, plus ouverte, plus juste et plus solidaire. La régularisation des Sans papiers n’est pas un signe de faiblesse devant une prétendue invasion fantasmatique des étrangers, mais plutôt une expression de la force d’une démocratie et une confirmation de l’Etat de droit.

Date de création : 21-12-2006
Dernière mise à jour : 22-12-2006

Interview  de Charlotte PEZERIL

Visitez le lien :  http://www.espace-citoyen.be/site/index.php?EsId=1&Mo...

08.01.2007

À vos agendas ! Voici deux dates et quatre évènements à ne manquer sous aucun prétexte !

Samedi 13 janvier

• De 12h00 à 17h00, EXPOSITION « 21 MOIS D’ACTIONS DES SANS-PAPIERS », au 1er étage de la bibliothèque communale de Verviers. Un rallye pédestre (facultatif) prolonge la visite de l'exposition.

• À 17h00, DÉBAT POLITIQUE sur la régularisation (objectif 2007), les centres fermés, et la situation spécifique des femmes.
Organisation des deux activités : Front associatif verviétois de soutien aux sans-papiers.


Samedi 20 janvier

• À 14h00, GRANDE MARCHE DE L'UDEP dans la ville de Verviers. Lieu de ralliement : Gare Centrale. Arrivée : Hôtel de Ville.
Organisation : Union pour la Défense des Sans-Papiers (UDEP), groupe de Verviers.

• À 19h00, SOUPER ASIATIQUE à l'IPES 2, rue Peltzer de Clermont, 104, à Verviers.
Organisation : Comité de soutien aux Sans-Papiers ("Assemblée des Voisins") de Verviers, et association "Des goûts et des couleurs".



Quelques informations complémentaires

• L'exposition « 21 MOIS D’ACTIONS DES SANS-PAPIERS » dévoile, dans une galerie d'environ 60 photographies bouleversantes, la lutte et la résistance des sans-papiers, ainsi que la situation dans les centres fermés. N'étant pas l'oeuvre d'un professionnel, ces photographies sont d'autant plus saisissantes, du fait de leur authenticité et de l'absence de mise en scène. En contrepoint à ces images qui interpellent, des textes judicieux, allant au-delà du simple commentaire, suscitent une réflexion approfondie sur les migrations, les responsabilités des États, les conventions internationales et le respect des droit de l'Homme. Cette exposition sera encore visible au même endroit le dimanche 14 janvier, de 12h00 à 17h00. Ensuite elle deviendra itinérante.

• Le débat politique du samedi soir (17h00) sera l'occasion d'interroger les représentants locaux des différents partis, et de connaîtres leurs positions au sujet de la régularisation des sans-papiers, des centres fermés, et de la situation spécifique des femmes.

• La GRANDE MARCHE DE L'UDEP du samedi 20 janvier est un moment attendu par tous les sans-papiers de Verviers et alentours, ainsi que par les citoyens – toujours plus nombreux – qui les soutiennent. La double déception de juillet 2006 (la "Loi UDEP" non votée, et la fin de l'occupation de la chapelle St Lambert) a cédé la place àde nouveaux espoirs et de nouveaux projets. 2007 doit être l'année de la victoire ! C'est pourquoi l'UDEP resserre ses rangs, et appelle chacun, chacune, belge ou non belge, à participer à cette grande rencontre. VOTRE PRÉSENCE À CETTE MANIFESTATION COMPTE PLUS QUE JAMAIS !

• Après la marche, le souper asiatique sera la "cerise sur le gâteau" de cette journée. Les bénéfices escomptés serviront à soutenir plusieurs actions en faveur des sans-papiers, ou menées par eux.

Contacts

- Front associatif verviétois de soutien aux sans-papiers : "Espace 28" - 087 33 77 07
- Comité de soutien aux Sans-Papiers de Verviers ("Assemblée des Voisins") : Marie-Noëlle Leloup - 087 22 42 09
- Union pour la Défense des Sans-Papiers (UDEP), groupe de Verviers : Anicet Muamba - 0498 60 63 86



08:50 Publié dans AGENDA | Lien permanent | Envoyer cette note

02.01.2007

Communiqué d’éclaircissement d’Ali Guissé

Membres de l'UDEP, camarades, militantes et militants pour les droits des sans-papiers et de leur régularisation, je prends acte de la motion de la réunion d'UDEP nationale du 23/12/2006 à Liège, qui me retire sa confiance en tant que porte-parole national.

Je vous écris afin de préciser certains éléments de la crise actuelle dans l'UDEP, puisque je n'ai pas été entendu par les délégués et les assemblées de l'UDEP sur les problèmes que le mouvement rencontre actuellement, et sur les rumeurs qui me concernent. En tant que leader du mouvement, je me dois d'éclaircir ces points une fois pour toutes.

Concernant les listes : lors de la réunion d'UDEP nationale du 29/07/2006  nous avons pris en tant que mouvement la décision d’introduire une liste générale des occupants des différentes églises, car les rumeurs circulaient sur la régularisation des  Iraniens à l'Eglise des minimes suite à une grève de la faim. Cette situation a produit une réaction musclée des sans-papiers partout dans les occupations. Ces sans-papiers mettaient  la pression sur les dirigeants locaux pour pousser l'UDEP à prendre des positions claires et faire une liste afin de sauver certains occupants qui sont dans les critères du ministre.  Les listes devaient être déposées, au NOM de l'UDEP, par Ali Guissé (en tant que porte-parole national). Je tiens vraiment à rappeler que cette décision était celle de tous les représentants nationaux de l'UDEP à cette réunion.

Lors de la discussion avec le directeur de l'Office, étaient présents deux membres d’UDEP (Omarou  et Bary), deux avocats (Alexis Deswaef et Beauthier) et moi Ali, en tant que coordonnateur du mouvement. Il y a eu un accord avec Roosemont pour traiter en priorité les personnes des listes selon les critères  habituels de l'Office.

Cependant,  en plus des occupants de toutes les églises, j’ai eu en aparté une forte pression due au désespoir de certains leaders de l’UDEP,  et j'ai cru que je devais tout faire pour qu'au moins eux soient régularisés. Alors effectivement, j’ai déposé une liste de 15 personnes basée sur  leur engagement dans le mouvement.

 

En septembre après une évaluation de la stratégie des listes, j’ai décidé d’abandonner la défense de la petite liste des 15, car j’ai trouvé que c’était une erreur pour eux et pour moi.

Je regrettais cette erreur, car l'Office n'était pas prêt à faire la moindre exception, mais je ne m’attendais pas à une réaction très virulente des certains de ces dirigeants UDEP quand je leur annoncerai que j’ai abandonné cette petite liste.

De cette "liste des 15", 4 personnes ont été régularisées : il ne s’agit de longues procédures d'asile ainsi qu'une personne ayant eu un enfant avec une personne reconnue réfugiée. Donc ces 4 personnes ont été régularisées grâce à leur propre situation.  

Sur la liste générale, sur plus de 700 (800?) personnes, on n'a obtenu qu'une quarantaine de régularisations. Il s'agit de longue procédure d'asile.  L'Office des Étrangers n'a fait aucune faveur en dehors de ses propres critères. Voilà en ce qui concerne la liste générale et la liste restreinte.

Si j'ai commis une erreur, c'est d'avoir voulu garder la motivation chez certains membres actifs d’UDEP chez qui j'avais vu des signes de découragement inquiétants.  

Mon erreur est d’avoir écouté les arguments de ces membres de l’UDEP, ce qui m’a conduit dans une liste restreinte sur base de leur engagement et je fais mea-culpa pour cela, sincèrement.

En octobre, alors que j'avais déjà abandonné la défense des listes, j'ai constaté que cette question avait créé deux camps dans l'UDEP Bxl : ceux qui voulaient faire la rupture avec la stratégie de liste et qui étaient déçus de la liste des 15 et ceux qui me condamnaient d’abandonner cette liste, m'accusant que je ne me bats pas assez pour leur régularisation.

Quelques semaines plus tard, j’étais donc coincé entre ceux qui étaient dégoûtés d'avoir su qu'il y a eu une liste restreinte et ceux qui, tellement déçus de ne pas avoir été régularisés ont tout fait pour me faire payer, notamment en usant avec force des pressions personnelles, des rumeurs, des fabulations et des diffamations. Voilà comment les choses se sont passées.

Je tiens ici à remercier tous les sans-papiers qui m'ont toujours soutenu tout au long de mon mandat de porte-parole national, et qui continuent de me faire confiance malgré les manigances, les rumeurs et les diffamations qui ont précédé la "raison objective" qui m'a écarté sans même me convoquer à une réunion alors que j'étais encore le coordonnateur avant le retrait de la confiance.

Je remercie tous les soutiens qui ont accompagné l'UDEP pendant mon mandat, et je leur demande de continuer à soutenir avec la même énergie cette cause.

Je suis également fier d'avoir participé, aux côtés de mes amis avocats d'une grande valeur, à l'élaboration de la loi dite UDEP. Je rappelle que cette loi ne se limite pas seulement aux 5 critères, mais qu'elle a aussi des mesures transitoires entre autres une régularisation en one shoot pour ceux qui sont entrés ici au moment de l'entrée en vigueur, et en plus une commission de régularisation permanente. Qu'est ce qu'on veut de plus pour obtenir autrement la régularisation de tous les sans-papiers actuels et futurs? S'il n'y a aucune loi de régularisation, comment un ministre va procéder à une régularisation massive? En se mettant à la grand place pour donner les papiers à tous les sans-papiers de Belgique alignés en rang? Au lieu d'attendre que le gouvernement fasse une loi indigne, nous avons pris les devants. C'est aussi une erreur? Je crois qu'il faut d'abord lire la loi UDEP et bien la lire afin de la critiquer avec de arguments solides et non avec des slogans.

Enfin, comme beaucoup le savent, certains soutiens de l'UDEP avaient publiquement exprimé leur envie d'en finir avec moi. Et quand les rumeurs sont arrivées, c'était pour eux une bonne occasion pour les envenimer et pousser les responsables d'UDEP à m'écarter et reprendre d'une certaine façon le contrôle de l'UDEP. Un récent mail d'une certaine organisation a rappelé à tout le monde l'origine de l'UDEP, et a présenté les choses comme pour marquer son statut de soutien "fondamental et privilégié" que cette organisation estime avoir parmi tous les autres soutiens des sans-papiers. Si je remercie encore toutes celles et ceux qui ont aidé les sans-papiers à s'organiser pour défendre leurs droits, et notamment la CRER, je déplore qu'à ce stade de la lutte, où les sans-papiers s'organisent déjà assez bien eux-mêmes, certains ont toujours le désir de "piloter" les stratégies et les actions de l'UDEP. Si on trouve anormal qu'un représentant de certaines organisations telles que le CIRE ou le FAM assistent aux réunions internes de l'UDEP, il n'y a aujourd'hui aucune raison pour que la CRER ou une autre association assiste à ces réunions, malgré leur contribution capitale et louable dans les premiers temps de l'UDEP. Il arrive toujours un jour où il faut voler de ses propres ailes, et seuls les paternalistes ne veulent pas le voir. Ils veulent toujours conseiller vivement et même dicter la conduite même quand on est déjà adulte.  Soutenir les sans-papiers, ce n'est pas diriger les sans-papiers, ni avoir une attitude paternaliste envers les sans-papiers. Ce genre de stratégie va finir à terme par défavoriser la lutte au lieu de la servir. Car que va-t-il se passer si un futur dirigeant UDEP décide aussi de ne pas écouter les conseils "avisés" de ces soutiens "privilégiés"? Est-ce qu’on va chaque fois tenter de restructurer le mouvement au risque de l'affaiblir à chaque fois? Soyons attentifs à cela. J'appelle les sans-papiers à continuer à s'organiser sur base d'objectifs clairs, sans agenda caché de personne, avec beaucoup d'indépendance, mais aussi avec beaucoup d'ouverture vers tous les soutiens, tous, sans préférence, du moment qu'ils agissent vraiment dans le sens des objectifs.

 

Enfin, je voudrais dire que depuis ma propre régularisation, contrairement à beaucoup d'autres, j'ai continué de lutter pour la régularisation de tous les sans-papiers. Je resterai dans cette lutte, à tous les niveaux où l'on pourra me solliciter et dans toute organisation dans laquelle je me sentirais utile. Nous serons donc toujours ensemble dans cette lutte pour les droits des sans-papiers et pour leur régularisation. Que 2007 soit pour vous tous une bonne et heureuse année, et que cette année soit aussi celle d'une régularisation massive des sans-papiers en Belgique.

 

Ali Guissé,

Membre de l'UDEP.

   

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