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19.11.2006

COMMUNIQUE DE PRESSE

Union pour la Défense des Sans-Papiers (UDEP) s'insurge   sur les faits décrits dans l'article publié ce jeudi 16 novembre 2006 dans l'hebdomadaire Ciné Télé Revue concernant le scandale au centre fermé de Vottem.

En effet, nous ne sommes point surpris par la nature des informations mises à jour par les agents du Centre fermé de Vottem. Plusieurs fois, nous avons condamné de toute notre énergie l'ignominie des pratiques en cours dans les centres fermés. Nous tenons à préciser que toutes les informations recueillies dans l'hebdomadaire "Ciné-Télé-Revue" sont confirmées par les sans-papiers libérés de ce centre.

Une fois de plus, nous constatons que la politique de l'office des étrangers est basée sur le mépris,sur la torture, l'humiliation, la peur et l'intolérance à l'égard de l'étranger et qu'un Sans-papiers n'a pas de valeur et qu'on ne doit pas y faire attention. . Comment expliquer que le nombre de sans-papiers souffrant de problèmes psychologiques soit en pleine croissance ? Est-ce un phénomène lié au hasard, ou y a-t-il une politique de bassesse envers des étrangers psychologiquement dérangés ? Rien de tout cela.

En réalité, nous savons que la politique du gouvernement basée sur l'oppression, la répression, et la précarisation des personnes en séjour illégal génère à long terme des troubles comportementaux chez les personnes concernées.

Nous anathématisons une fois de plus la brutalité policière, en effet, la police a tiré sur les Iraniens, dans l'église des Minimes. Deux autres ont été touchés. L'un a un bras démoli par cinq balles. L'autre a une jambe cassée

L'UDEP exige dès lors, la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire indépendante sur vottem et sur le fait que la police tire sur les Iraniens, la fermeture des centres fermés, et la libération des sans papiers « prisonniers ».

D'ores et déjà, l'UDEP et ses dirigeants saluent le courage des agents qui ont dénoncé ces faits impardonnables.

Enfin, nous exigeons au gouvernement fédéral d'adopter dans l'urgence une politique humanitaire, tolérante et la régularisation des sans-papiers, pour éviter tout drame humain à cause de sa politique et sa police à l'égard des sans-papiers, de RÉAGIR TANT QU'IL EST TEMPS .

Le sans papiers qui est incarcéré dans un centre fermé est un prisonnier et non un résident. Son crime est d'avoir quitté son pays d'origine. Ces actes ignobles et inhumains sont une honte pour un État de droit.

UDEP NATIONALE