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26.07.2006

Aux Minimes, ils arrêtent la grève de la faim

 

 

 

 

Rédaction en ligne

 

samedi 22 juillet 2006, 20:40

 

Les sept grévistes de la faim de l'église des Minimes à Bruxelles ont décidé de suspendre leur action au moins jusqu'à lundi à la suite de coups de téléphone et d'échanges de courriers entre le directeur de l'Office des étrangers et les avocats des grévistes.

 

Ces grévistes avaient entamé samedi le 31 jours de grève de la faim. Selon l'Union de défense des sans-papiers et un des deux avocats, l'Office des étrangers aurait déclaré les nouvelles demandes d'asile introduites par les 7 grévistes recevables. Au cas où ils n’obtiendraient pas le statut de réfugié, ils auraient obtenu une promesse d'être régularisés.

 

Cette proposition de l'Office des étrangers viserait les 40 occupants, tous iraniens, de l'église des Minimes. On leur a également assuré qu'ils ne seraient pas expulsés de Belgique. Nos clients ne pouvaient pas retourner en Iran et n'avaient pas d'autres endroits où aller que dans l'église. Les autorités belges ont cette fois reconnue qu'il n'était pas envisageable qu'ils retournent en Iran, a expliqué Me Alexis De Swaef.

Aucun accord écrit n'a encore été obtenu. Certains des grévistes étaient dès lors réticents à renoncer à leur action. Les sans-papiers de l'église des Minimes espèrent avoir un accord écrit pour lundi prochain. Me Beauthier s'est entretenu par téléphone samedi matin avec le directeur de l'Office des étrangers. A 14 heures, les grévistes de la faim ont décidé suite aux engagements proposés par l'Office des étrangers, d'arrêter leur action. Nous sommes évidemment très satisfaits. Les grévistes de la faim avaient perdu 20 pc. De leur poids et leurs vies étaient de plus en plus menacées. L'Office des étrangers a évité un nouveau drame, a déclaré Ali Guissé.

 

Comme porte-parole de l'UDEP, il a toutefois dénoncé la politique de l'Office des étrangers qui vise, selon lui, à récompenser les grévistes de la faim. Encore une fois, nous demandons une solution réelle pour les sans-papiers via une loi. Nous assistons ici à une partie de loterie où les sans-papiers sont forcés de mettre leur vie en danger pour espérer une régularisation. Nous ne pouvons que dénoncer cette situation arbitraire, a-t-il dit. (D'après Belga)