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30.04.2006

ATRAIE Espangne

http://www.nodo50.org/atraie

 

14:05 Publié dans Lien | Lien permanent | Envoyer cette note

24.04.2006

Nouvelle occupation

 

Bruxelles, le 23/04/2006

 

Résolument déterminés à exprimer leur désir de vivre dignement et légalement en Belgique, et soutenus par des citoyens belges de plus en plus nombreux, les « Sans papiers », sous la coordination de l’UDEP, continuent d’occuper presque tous les jours de nouveaux espaces religieux et philosophiques.

C’est dans cette stratégie d’occupation et de refuge dans ces espaces que les « Sans papiers » de l’UDEP Bruxelles vont s’installer le lundi 24 avril 2006 à 10h00, avec l’accord du curé de la paroisse, dans l’église Saint-Curé d’Ars, sise av. de Haveskercke 25, à 1190 Forest.

La problématique des « Sans papiers » de Belgique, le projet de loi UDEP ainsi que l’ampleur du soutien de la société civile belge à ces « Sans papiers » sont en passe de devenir des sujets de préoccupation internationale et notamment européen. En effet, l’occupation de l’église Saint-Curé d’Ars sera entièrement filmée par les caméras de la chaîne publique de télévision France 3 ainsi que de la chaîne italienne « La sette ». L’UDEP remercie d’avance les médias belges, de la presse écrite comme audio-visuelle, qui accorderont à cette occupation l’espace médiatique que lui accordent de plus en plus d’autres médias européens.

 

L’UDEP profite de cette nouvelle occupation, qui est loin d’être la dernière, pour lancer un appel au gouvernement afin que ce dernier renonce à sa réforme de la loi sur le séjour des étrangers et notamment la modification des dispositions de l’article 9 alinéa 3.

L’UDEP demande par contre que tous les cas de « Sans papiers », qui ne sont pas tous des demandeurs d’asiles, soient clairement solutionnés à travers une loi définissant des critères clairs, objectifs et permanents de régularisation. L’UDEP rappelle à ce propos, une fois encore, son projet de loi et les propositions conséquentes déjà présentées à la chambre. Les critères proposés par l’UDEP ont été en quasi-totalité repris par ECOLO et partiellement par le CdH et le PS, ce dernier étant un parti de la majorité gouvernementale.

 

Enfin, l’UDEP souhaite et espère que la problématique des « Sans papiers », qui est loin de se réduire à une question de délai de traitement des seules demandes d’asile, restera toujours au premier plan de l’actualité médiatique, parallèlement au mouvement de soutien aux « Sans papiers » qui ne cesse de s’amplifier.

 

 

 

 

 

21.04.2006

Occupation à Liége

Communiqué de l'UDEP (Union de défense des sans papiers) de Liège
Madame, Monsieur, chers membres, chers sympathisants,
Etant donné la gravité de la situation vécue par les Sans Papiers, due à la politique inhumaine, répressive et hypocrite menée par le Ministre de l'Intérieur,
Etant donné la volonté commune aux membres de l'UDEP de trouver une solution humaine à la problématique des Sans Papiers,
Vu la proposition de loi "UDEP" déposée auprès de la Chambre des Représentants par les députés défendant la cause des Sans Papiers: pour une régularisation avec des critères clairs et permanents
Suite aux multiples concertations qui ont eu lieu entre l'UDEP, les associations sympathisantes et des membres du diocèse de Liège,
et forte de votre soutien grandissant,
L'UDEP de Liège en accord avec
   tous les sans papiers de Belgique
   les occupations pacifiques des Eglises et autres édifices
   toutes les autres actions pacifiques à venir
   le curé de l'Eglise Notre Dame des Lumières qui accepte de nous recevoir en son Eglise
a décidé d'entamer à Liège une première action d'occupation d'église à Glain, Eglise Notre Dame des Lumières, 4301 Glain, dès ce vendredi matin 21 avril 2006.
Cette occupation s'inscrit dans une stratégie globale établie par l'UDEP nationale. L'UDEP Liège s'associe d'ailleurs à la manifestation organisée ce vendredi également à Bruxelles par l'UDEP pour la régularisation des sans papiers en démarrant l'action à Liège au même moment.
Nous vous remercions d'avance de l'attention portée à ce communiqué et serons heureux de vous rencontrer dans le cadre de cette action. 
Pour tout contact: 0494 428205 et 0499 337349
UDEP Liège
Le CRACPE et l'UDEP vous invitent à une première réunion pour former un comité de soutien ce vendredi 21 avril à 19 Heures à l'église Notre Dame des Lumières à Glain.

17.04.2006

Chronologie 2005 - 2006 du mouvement pour et avec les sans papiers dans leur lutte pour la régularisation de tous

- Début du mois d'août 2005 : Découverte d'un Protocole de Coopération, entre FEDASIL et l'Office des Etrangers, qui autorise les arrestations et les expulsions de demandeurs d'asile dans les centres ouverts.

- Mardi 16 août 2005: Occupation de la Basilique St. Christophe a Charleroi et grève de la faim. Cette action est menée par les résidants du centre ouvert de Jumet pour protester contre le protocole. A cette occasion, l'arrestation d'un demandeur d'asile togolais, ainsi un déploiement de service de police avec hélicoptère avait causé la réaction et la solidarité, surtout de la part du syndicat FGTB et du MOC de Charleroi.

- Mardi 16 août 2005: Rassemblement et conférence de presse devant le centre ouvert du Petit Château à Bruxelles pour dénoncer le Protocole et l'arrestation de plus de 70 personnes dans les centres. A cette occasion le mouvement demande l'arrêt des détentions et des expulsions, et la suppression du protocole.

- Vendredi 26 août 2005: Manifestation contre le protocole de coopération. Elle rassemble plus de 1000 personnes de partout en Belgique et revendique entre autres la suppression du Protocole et la régularisation des sans-papiers. Lors de cette manifestation, une délégation de sans-papiers de l'UDEP, de collectifs de soutiens et d'avocats est reçue par le directeur de FEDASIL, un représentant de l'Office des Etrangers et un membre du cabinet du ministre de l'intégration sociale Dupont, en charge de la gestion de FEDASIL. Suite à ces rencontres, ils promettent un moratoire de suspension concernant le Protocole.

- Mercredi 14 septembre 2005: Dédé Mutombo Kazadi, demandeur d'asile congolais et un des porte-paroles de l'UDEP (Union pour la défense des sans-papiers ) est convoque par l'office des étrangers pour une prise de photo. Une fois sur place, lui et toute sa famille sont arrêtés et enfermés dans le centre 127bis. Le lendemain, Dédé commence une grève de la faim pour sa libération et celle de sa famille.

- Lundi 19 septembre 2005: Manifestation pour la libération de Dédé Mutombo devant l'Office des Etrangers. Plus de 300 personnes seront présentes, dont des membres de l'UDEP, des parlementaires politiques et des associations telle que la Ligue de Droits de l'Homme et le MRAX.

- Samedi 24 septembre 2005: 7ème Commémoration de la Mort de Semira Adamu. Plus de 150 organisations appellent à manifester à Bruxelles entre la Gare du nord et le centre ouvert du Petit Château, pour commémorer la mémoire de Semira et exiger l'arrêt des Expulsions, l'abolition des centres fermés et la régularisation des sans-papiers. Plus de 2.500 personnes se sont réunis lors de cette manifestation.

- Lundi 26 septembre 2005: Manifestation devant le palais de justice pour demander la libération de Dédé Mutombo Kazadi, toujours enfermé au 127 bis, avec risque d'expulsion.

- Mardi 27 septembre 2005: Libération du membre de l'UDEP Dédé Mutombo K. et de toute sa famille. Son dossier sera réexaminé par l'Office des étrangers et il recevra la recevabilité de sa demande d'asile et une carte orange. Le 29 septembre, une conférence de presse est organisée dans les locaux du centre culturel flamand De Pianofabriek à St. Gilles, pour annoncer sa libération.

- Le 8 octobre 2005, Rassemblement devant l'ambassade du Maroc a Bruxelles pour manifester contre les massacres aux frontières de la forteresse européenne de Ceuta et Melilla.

- Samedi 15 octobre 2005: Rassemblement sur les marches de la Bourse de Bruxelles pour protester contre les massacres des réfugiés aux frontières espagnoles de Ceuta et Melilla au Maroc. Les organisateurs dénoncent la politique de l'Europe Forteresse et revendiquent la Libre circulation et installation des personnes.


- Octobre 2005: Reprise du Protocole de Coopération entre FEDASIL et l'Office des Etrangers, cette fois sous une autre forme et sous un autre nom ou "MODUS OPERANDI". Le mouvement réagit par rapport au Protocole et met en avant sa revendication pour la Régularisation de tous les sans-papiers.

- Le 19 octobre 2005, l'UDEP Bruxelles occupe l'église St. Boniface a Ixelles.


- Le 19 octobre 2005, une vingtaine de sans-papiers s'installent à l'église Saint-Boniface d'Ixelles, soutenus par le curé de la paroisse. Ils réclament la régularisation de tous les sans-papiers, l'arrêt des expulsions et une politique européenne de migration dans le respect des conventions internationales. Leur nombre augmente rapidement pour atteindre une cinquantaine.

- Le 19 novembre 2005, 200 personnes manifeste de l'ambassade d'Espagne à l'église Saint-Boniface pour revendiquer le premier mois d'occupation. Reliant ainsi, 2 symboles de l'actualité du secteur de l'immigration. Au départ, l'ambassade d'Espagne pour rappeler la mort de plusieurs Africains aux frontières de l'Europe de CEUTA et MELILLA ces dernières semaines.

- Le 25 novembre 2005, l'UDEP et les sans-papiers rejettent la proposition de réforme de la procédure d'asile du ministre de l'Intérieur Patrick Dewael et présentent une contre-proposition. Plusieurs partis politiques déposent des propositions de loi.

- Le 4 décembre 2005, Manifestation de St. Nicolas devant le centre fermé 127bis à Steenokkerzeel, cette action symbolique de la fête des enfants est organisée pour dénoncer l'emprisonnement d’enfants. Les organisateurs dénoncent depuis longtemps cette réalité. Lors de la visite du centre par une délégation de parlementaires fédéraux et organisateurs plus de 70 enfants sont enfermés. Une réaction importante se poursuit pour dénoncer ces enfermements par des organisations telles que Amnesty Internationale entre autres.

- Le samedi 7 janvier 2006, Le ministre de l'Intérieur Dewael, déclare dans «Gazet van Antwerpen», deux «petites idées» en matière de politique des étrangers ; la première, des sanctions auxquelles s'exposent ceux qui aident ou hébergent des personnes en séjour illégal sur le territoire belge en évoquant les dispositions prévues par l'article 77 et 77 bis de la loi de 1980 sur le statut administratif des étrangers, et ensuite indique son souhait d'instaurer une carte d'identité électronique comprenant des données biométriques (empreintes digitales, etc.) pour les seuls ressortissants étrangers - une initiative considérée par de nombreux défenseurs des droits de l'homme et des libertés individuelles comme un acte de stigmatisation et d'humiliation pour les personnes concernées. Suite a ces menaces plusieurs organisations tel que la CNCD et la Ligue des Droits de l'Homme préparent une pétition.

- le 21 janvier 2006, Plus de 200 personnes manifestants, au départ du centre d’accueil pour réfugiés de Morlanwelz jusqu’à l’hôtel de Ville pour revendiquer la régularisation des sans-papiers.

- Le 29 janvier, plus de 3000 personnes manifestent à Liège contre l'emprisonnement d’enfants et leurs parents dans les centres fermés. Cette action de protestation est organisée suite au nouveau projet du Ministre de l'Intérieur Dewael d’aménager des ailes spécifiques pour les familles dans les centres fermés de Vottem et Merskplas.

- le 5 février, une manifestation est organisée devant le Centre Fermé de Merksplas pour dénoncer l'existence des centres, l'enfermement des enfants et solidariser avec deux membres de l'occupation de l'église St. Boniface, David et Vincent, arrêtés et emprisonnés à Merskplas.

- Le 15 février la Communauté de Sant’Egidio organise une manifestation à Anvers avec plus de 5000 personnes pour demander une “amnistie humaine” (régularisation) pour les sans-papiers qui vivent dans le pays et sont intégrés

- Le 22 février, 23 sans-papiers de l'église Saint-Boniface entament une grève de la faim après le refus de leur demande d'asile par l'Office des étrangers. Le lendemain, une réunion est organisée entre les sans-papiers et le directeur de l'Office des Etrangers qui propose de réexaminer leurs dossiers de demandes de régularisation.

- Le samedi 25 févier, entre 7.000 et 10.000 personnes manifestent à Bruxelles sur l’initiative de l'UDEP pour demander la régularisation des sans-papiers. La soixantaine de sans-papiers de l'église Saint-Boniface annonce à leur tour le 1er mars leur volonté d'entamer une grève de la faim afin de rencontrer le ministre de l'Intérieur Patrick Dewael.

- Le 8 mars, un militant syndical de la CSC, Pol Van Camp, décide de rejoindre les sans-papiers qui ont entamé une grève de la faim à Saint-Boniface. Les occupants de l'église Saint-Boniface, à l'exception de huit Iraniens, suspendent le 16 mars la grève de la faim après une rencontre avec le chef de cabinet du ministre de l'Intérieur, qui promet un réexamen des dossiers avant Pâques. La plupart d'entre eux obtiendront la régularisation de leur situation.

- Le 29 mars, une vingtaine de sans-papiers occupent la basilique Saint Christophe à Charleroi pour protester contre la lenteur des procédures de régularisation. Une quarantaine avait déjà occupé la basilique en août 2005 pour protester contre des mesures d'expulsion qui étaient envisagées pour certains d'entre eux.

-L'occupation de l'église Saint-Boniface prend fin le 31 mars 2006, soit après plus de cinq mois.

- Le même jour, des Afghans qui avaient occupé l'église Sainte-Croix à Ixelles durant l'été 2003 décident de l'occuper à nouveau après un nouvel ordre de quitter le territoire, et ce malgré l'opposition du curé. Ils acceptent ensuite de se rendre dans un local paroissial mis à leur disposition.

- Le 1er avril, les Afghans de l'église Sainte-Croix débutent une grève de la faim.

- Le dimanche 2 avril, une vingtaine de sans-papiers iraniens occupent l'église Notre-Dame du Sacré-cœur à Etterbeek. Fin 2003, ils avaient mené une grève de la faim sur le site de l'ULB puis début 2004 à l'église des Minimes à Bruxelles. Ils demandent une régularisation de leur situation et de tous les sans papiers.

- Le 3 avril, une dizaine de sans-papiers décident d'occuper l'église Sainte Elisabeth à Mons, soutenus par l'UDEP. Le lendemain, un rassemblement de sans-papiers est organisé à l'église Sainte-Elisabeth à Mons en soutien à l'occupation. Le 5 avril, le doyen de la collégiale Sainte-Waudru de Mons annonce son soutien à l'action des sans-papiers, avec des conditions à l'occupation.

- A la basilique Saint-Christophe de Charleroi, 82 sans-papiers, hommes, femmes et enfants, occupent actuellement les lieux. Tous sauf deux sont menacés par un ordre de quitter le territoire.

- A l'église Sainte-Croix d'Ixelles, certains Afghans ont entamé une grève de la soif. Le ministère de l'Intérieur a déclaré le 5 avril que la suspension de la prorogation des ordres de quitter le territoire était une erreur administrative. L'Office des étrangers a été chargé de réexaminer le dossier.

- Le 5 avril, une centaine de sans-papiers ont été évacuée par la police alors qu'ils avaient l'intention d'occuper l'église du Parvis de Saint-Gilles afin de réclamer une régularisation de leur situation. Une nouvelle manifestation était prévue le 6 avril mais un arrêté de police interdisant tout rassemblement qui concerne les sans papiers a été pris par le bourgmestre faisant fonction de Saint-Gilles.

- Le 7 avril, une vingtaine de grévistes de la faim Algériens et Mauritaniens, apparemment très déterminés, parmi eux des anciens de l'église du béguinage occupent l'ancien local de la fondation J. Gueux, avenue Demeur, en face de la maison communale de St Gilles.

- Le 9 avril, une dizaine de sans papiers occupent l'église St. Joseph a Namur, cette Eglise se trouve au centre ville, en face de la maison communale de Namur.

- Le lundi 10 avril, les réfugiés de Morlanwelz et d’autres sans papiers de la région occupent l'Eglise St. Joseph de la Louvière, soutenus par différentes organisations et syndicats.

- Le lundi 10 avril, une conférence de presse est organisée dans l'église du Parvis de St. Gilles pour dénoncer l'attitude de la commune d'interdire des rassemblements de plus de 5 personnes sur le territoire de St. Gilles et demander au doyen de l'église de tenir ces promesses, a savoir ; une salle paroissiale à occuper. Plus de 300 personnes étaient présentes. Le même jour le Bourgmestre de St. Gilles retire son arrêté communale qui sanctionnait les rassemblements en faveur des sans papiers.

- Le 12 avril, une septantaine de sans papiers se réfugient dans l'Eglise St. Antonius dans la ville de Gand.

- Le 13 avril, une dizaine des sans papiers et résidents des centres ouverts de Belle Vue occupent l'Eglise de la ville de Erezée, dans la province du Luxembourg.

- Le 13 avril, une dizaine des sans papiers essayent d'occuper les locaux du CIRE a Bruxelles, des pourparlers seront entamés et une possible occupation négociée est prévue.

- Le 14 avril, 3 nouvelles occupations sont annoncées dans la province de Namur, la première dans les locaux du Centre Laïque, la deuxième dans la maison de l'évêché de Namur et pour la troisième dans une Mosquée de la Ville.

 

14.04.2006

L'ACV demande des cotisations à des sans papiers

    L'ACV demande des cotisations à   
  des illégaux (VUM)
     
     BRUXELLES 11/04 (BELGA) =   
  Le syndicat chrétien
     ACV-CSC va ouvrir ses services  
   aux travailleurs  illégaux à  
 Bruxelles, Anvers et Gand, 
 annoncent mardi les   
  journaux du groupe VUM    
  (De Standaard, Het  
 Nieuwsblad, Het Volk).
  Le syndicat chrétien estime   
  que les groupes de population   
  les plus précaires doivent 
  bénéficier    
   de centres spécifiques.   
  Les personnes sans papiers   
  sont clairement dans ce groupe,  
  selon le syndicat qui estime qu'il  
  convient de les accueillir dans    
   des locaux installés dans les   
  quartiers où vivent de  
 nombreux illégaux.
    "Ils n'aiment pas se rendre dans   
  les centres urbains et ils sont souvent  
   confrontés à des problèmes    
   spécifiques", souligne Johan Stassen,    
   responsable en matière d'intégration.
     
     Le syndicat socialiste FGTB   
  avait annoncé  précédemment son   
  intention de soumettre début  mai   
  aux militants une proposition   
  en vue de  l'affiliation gratuite   
  des travailleurs illégaux.    
   C'est une mesure que la CSC-ACV   
  n'a pas  l'intention de préconiser.
    


    S'il apparaît des déclarations du   
  travailleur  illégal qu'il dispose   
  d'un revenu, il devra  payer son   
  affiliation comme les autres travailleurs.    
   C'est la condition pour la poursuite  
  du traitement de son dossier.
     
        Nous ne voulons en aucun   
  cas un autre montant    
   de cotisation pour les   
  personnes sans papiers.   
  Quelqu'un qui gagne des  
  milliers d'euros en tant    
   qu'illégal peut payer des   
  cotisations au même   
   titre que les travailleurs  
  légaux. Il appartiendra   
   néanmoins aux secrétariats   
  du syndicat d'en décider,   
   selon Johan Stassen./.MJN
     (DEC)
     
     ./.
     110755 APR 06        
    
     Received at: 07:55   
    in date: 11-04-2006
     
    


    


    


          

12.04.2006

COMMUNIQUE DE PRESSE – 11 AVRIL 2006

APPEL AUX CITOYENS ET A
TOUS LES SANS
PAPIERS
RASSEMBLEMENT CE LUNDI
 17 AVRIL  à 14 heures
 au parvis de Saint Gilles

 

 

Le bourgmestre de St Gilles a retiré l’ordonnance d’interdiction de rassemblement de plus de cinq personnes à Saint Gilles.

 

Un rassemblement a été demandé par la CRER, la ligue des droits de l’homme et l'UDEP pour le lundi 17 avril pour protester contre cette ordonnance, qui nous interdisait de nous rassembler à  plus de 5 personnes  pour défendre  la cause des sans papiers.
Le rassemblement est autorisé !!!!!!

 

Nous continuons à protester contre cette ordonnance, qui non seulement bafouait la liberté d’___expression et qui à travers cette interdiction de se rassembler considérait les sans papiers comme des personnes qui pourrait troubler l’ordre public, donc des personnes potentiellement dangereuses !

 

Pendant ce rassemblement des citoyens et des associations se rassembleront pour reconstituer l’assemblé des voisins de saint Gilles pour soutenir les sans papiers  et les occupations  futures.
NOUS NE SOMMES PAS DANGEREUX, NOUS SOMMES EN DANGER ( UDEP )

COMMUNIQUE DE PRESSE – 11 AVRIL 2006


 

Tentative de museler le mouvement des sans-papiers à Saint-Gilles: un acte inquiétant


 
Bien que l’ordonnance communale interdisant les rassemblements de sans-papiers ait été retiré, la question des motivations d’un tel acte liberticide et disproportionné demeure.

 
Suite à l’occupation de l’église Saint-Boniface à Ixelles par des personnes en situation irrégulière souhaitant exprimer au grand jour leurs revendications et l’issue heureuse qui semble en être résulté, les occupations d’églises se multiplient. Actuellement, 6 églises sont occupées en Belgique par des sans-papiers en détresse. Et ce n’est probablement qu’un début…

 
Le mouvement de revendication des sans-papiers commence, dès lors, à prendre une certaine ampleur. Le problème devient enfin visible dans la société belge.

 
Mais, parallèlement à l’affirmation de ce mouvement, on constate également une augmentation des actions d’intimidation visant à nuire au mouvement.

 
En effet, après les déclarations du Ministre de l’Intérieur, il y a quelques semaines, visant à criminaliser l’aide apportée aux personnes en situation illégale et après les tergiversations de l’église catholique sur l’aide à apporter à ces mêmes personnes, la commune de Saint-Gilles a décidé, la semaine dernière, d’adopter une ordonnance limitant gravement les droits et libertés des illégaux.

 
Cette ordonnance visait à interdire tout rassemblement de plus de 5 personnes sur l’ensemble du territoire de la commune pendant une période de 2 mois, dès lors que cette manifestation a trait à la problématique des sans-papiers !

 
Tout d’abord, cet acte manifestement disproportionné est, au regard de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme et du Conseil d’Etat, illégal. En effet, les limitations à certains droits fondamentaux sont admises, mais uniquement dans des cas exceptionnels et pour des raisons particulièrement graves. De plus, ces limitations doivent être les plus strictes possibles. Or, en limitant, les libertés de circulation, de réunion et d’association des citoyens pour une durée de deux mois et sur l’ensemble du territoire de la commune - ce que rien ne venait justifier- la commune a manifestement violé ces libertés fondamentales.

 
En outre, rien ne permet de dire que les manifestations de sans-papiers risquent de troubler l’ordre public. En effet, durant l’occupation de l’église de Saint-Boniface, les sans-papiers ont manifesté toutes les semaines devant l’office des étrangers. Aucun incident n’a été à déplorer.

 
Mais, le plus inquiétant, et également le plus ridicule, réside dans le fait que les manifestations qui ne portaient pas sur la problématique des sans-papiers continuaient, elles, à être autorisées !

 
Il s’agit là d’une grave atteinte à la liberté d’___expression : les manifestations sont toutes autorisées mais, dès lors qu’elles ont pour objet la thématique des sans-papiers, ce n’est plus le cas…

 
Heureusement, suite aux pressions exercées par la Coordination contre les Rafles et les Expulsions et pour la Régularisation (CRER), la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et l’Union pour la défense des sans-papiers (UDEP), l’acte communal incriminé à été retiré.

Toutefois, une question demeure : pourquoi a-t-il été adopté à l’origine ?

 
Il est difficile d’interpréter ces graves atteintes autrement que comme une volonté de museler ce mouvement grandissant et de plus en plus dérangeant. En effet, ce que ce mouvement gagne en visibilité, il le perd en soutien politique.

 
Après les droits au logement, au travail, à la santé ou encore à l’éducation, les sans-papiers voient, de plus en plus, leurs autres droits fondamentaux limités.

 
La CRER, la LDH et l’UDEP s’insurgent contre cet état de fait. Ces associations appellent les citoyens de Saint-Gilles et de la Région bruxelloise, le monde ecclésiastique et les différents partis politiques à exprimer leur soutien aux sans-papiers en participant au rassemblement organisé ce lundi 17 avril, jour de Pâques, à 14h sur le parvis de Saint-Gilles.

 
Contacts presse :
Oscar Flores, CRER 
0496/40.33.09
Ali Guissé, UDEP
0498/33.07.48
Manuel Lambert, juriste LDH
02/209 62 87

08.04.2006

Communiqué de presse des étudiants ULB

Communiqué de presse :

Des citoyens indignés montrent leur mécontentement face à la
criminalisation des mouvements de sans-papiers à Saint-Gilles et ailleurs.



Afin de dénoncer les dérives sécuritaires et l’arrêté de police
interdisant tout rassemblement de plus de cinq personnes, ayant trait à la
problématique des sans-papiers sur le territoire de la commune de
Saint-Gilles, une trentaine de citoyens indignés, étudiants universitaires et
saint-gillois pour la plupart, se sont rendus ce matin sur le parvis. 
Cet arrêté a déjà été mis en application ce mercredi en expulsant les
sans papiers présents dans l’église et  jeudi une présence massive de la
police s’est organisée afin de procéder à des arrestations.


Ils ont distribué plus de 500 tracts et affiché l’arrêté sur toute la
place où se tenait le marché. La population saint gilloise s’est montrée
scandalisée par ces mesures liberticides qu’ils estiment incompatibles
avec leur réalité multiculturelle quotidienne. 

Une conférence de presse  aura lieu ce lundi 10 avril  à 10 heures dans
l’église.

L’action de sensibilisation a été mené en présence de la presse et de
la police, une interpellation au collège communal aura lieu et un
éventuel recours devant le Conseil d’Etat n’est pas à écarter.


Ces mesures renforcent la criminalisation des mouvements de soutien
citoyen aux sans papiers déjà permis par l’article 77 brandit par le
ministre de l’intérieur il y a quelques mois.  Il semblerait que le
bourgmestre socialiste en fonction ait choisi la même voie au niveau local. 
Nous déplorons l’incohérence de la politique socialiste qui d’une part
propose une loi fédérale favorable à la régularisation et d’autre part
interdit aux mouvements porteurs de ces mêmes revendications de
s’exprimer sur la commune. Nous n’irions pas jusqu’à penser que le PS manifeste
une certaine schizophrénie politique en matière d’immigration.

Malgré ces mesures le mouvement des sans-papiers continue de se
renforcer dans tout le pays, par les occupations d’Ixelles, d’Etterbeek, de
Mons, de Charleroi et bientôt ailleurs encore, ainsi que dans le soutien
à l’avant-projet de loi UDEP.  Seule une procédure instaurant des
critères clairs et permanents en matière de régularisation permettrait de
résoudre la crise.

LA MOBILISATION CONTINUE.

Martin ULB

Face aux sans papiers

Face aux sans papiers
La majorité Saint Gilloise choisit la démesure
 
La commune de Saint-Gilles a décidé de se distinguer des autres communes dans
le dossier des sans-papiers.
Jusqu'à présent, les différentes occupations d'églises en Wallonie et à Bruxelles se sont toujours passées sans heurts et sans intervention policière. Mais à Saint-Gilles, commune pourtant très multiculturelle et qui compte de fait de nombreux sans papiers dans sa population, la démonstration de force a pris le pas sur le sens de l'accueil et du débat démocratique : ce sont des combis de police et un déploiement impressionnant de forces de l'ordre (il y avait même une autopompe en réserve Place VanMenen !) qui étaient au rendez-vous pour ? accueillir ? les quelques 200 sans-papiers et sympathisants, tout ce qu'il y a de plus pacifistes, qui pensaient pouvoir occuper ce mercredi l'église du Parvis.
La commune a renouvelé l'opération le lendemain avec la même mobilisation policière. Elle a de plus promulgué un nouvel arrêté "interdisant tout rassemblement, manifestation ou cortège de plus de 5 personnes, ayant trait à la problématique des sans-papiers, sur le territoire de la commune de Saint-Gilles jusqu'au 31 mai 2006 minuit." Raison évoquée dans les considérants de l'arrêté : "les sans-papiers se rassemblent sur l'espace réservé au marché". Pourtant à 14h00, heure du rassemblement en question, le marché était terminé et seuls quelques rares commerçants terminaient d'évacuer le parvis. Il est clair que cela n'est qu'un prétexte très hypocrite.
Pour ECOLO St Gilles, il s'agit d'une preuve supplémentaire, s'il en fallait, du mépris que la majorité communale a toujours affiché à l'égard de la problématique des sans-papiers ; cela démontre clairement les limites de la manière dont la commune envisage sa politique d'intégration. De plus, l'arrêté communal en question est une atteinte inadmissible à la liberté d'_expression et d'association. ECOLO Saint-Gilles demande le retrait immédiat de cet arrêté.

 

Nous nous demandons aussi où sont passés les véritables socialistes et les humanistes saint gillois sur cette affaire... ?
La locale Ecolo Saint-Gilles

Pour toute information :

Véronique GAILLY, conseillère communale :

Ecolo Saint-Gilles: contact@ecolo1060.be

Site internet : www.ecolo1060.be

Zoé Genot, députée fédérale ECOLO
rue de Louvain 21, 1008 Bruxelles
tel 02.549.90.59, fax 02.549.87.98, zoe.genot@ecolo.be

07.04.2006

CONFERENCE DE PRESSE DE L’UDEP LUNDI 10 AVRIL 2006, à 10H00, EGLISE DU PARVIS DE SAINT-GILLES

 
 
Après la manifestation du 25 février 2006 pour la régularisation de tous les « Sans papiers » et pour une loi établissant des critères de régularisation clairs et permanents, et après 5 mois et demi d’occupation de l’église Saint-Boniface, le ministre de l’intérieur Patrick Dewael n’a répondu que par une promesse officielle de régularisation des occupants de Saint-Boniface, dont plusieurs ne sont toujours pas formellement en possession de leur titre de séjour.
Le refus d’examiner récemment une proposition de loi inspirée du projet de loi « UDEP », tout comme la mise en clandestinité des Afghans par l’administration elle-même, a eu comme conséquence de crisper tous les « Sans papiers » de Belgique sur leur sort.
Alors que les « Sans papiers », fidèles aux pratiques démocratiques, négocient principalement avec les églises ou d’autres lieux d’occupation pour exprimer leur désarroi et leurs souhaits, voici que l’administration communale de Saint-Gilles empêche ces êtres humains comme les autres de s’exprimer : le bourgmestre faisant fonction à la place de M. Charles Picqué, a décidé d'interdire tout rassemblement de plus de 5 personnes ayant trait à la problématique des « Sans papiers » (Cf. Article 1 de l’ordonnance en annexe). Cette interdiction est sensée s’appliquer jusqu’au 31 mai 2006, et serait fondée, soi-disant entres autres, sur le fait que le bourgmestre f.f  n’a reçu aucune demande de manifestation.
Ainsi donc, faut-il, pour empêcher les syndicats de manifester contre une fermeture de supermarché, que le patronat se rassemble auparavant sans aucune autorisation pour que le bourgmestre réagisse en interdisant toute manifestation relative à la fermeture de ce supermarché ? Cela semble irréfléchi et en tous cas anti-démocratique.
 
L’UDEP profite de ce déni de démocratie, de cette ordonnance indigne d’un Etat de droit, pour rappeler que c’est ce genre de réactions frileuses, maladroites et honteuses que les occupations d’églises ou d’autres espaces publics vont susciter chez certains pouvoirs publics, tant que le ministre et le parlement ne se décideront pas à examiner la proposition de loi ECOLO (par exemple), inspirée du projet de loi « UDEP ».
 
L’UDEP s’exprimera plus amplement sur toutes ces questions lors de la conférence de presse que le curé de l’église du Parvis de Saint-Gilles a bien voulu l’autoriser à tenir dans l’enceinte de sa paroisse le lundi 10 avril 2006 à 10H00 précises.
Vous y êtes cordialement invité/e, et l’UDEP vous remercie d’avance de l’intérêt que vous porterez à cette question qui occupe de plus en plus l'espace politique et social en Belgique.
 
 
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06.04.2006

LA PROPOSITION DE LOI UDEP OU LE « CAS PAR CAS »

 

LA PROPOSITION DE LOI UDEP OU LE « CAS PAR CAS »

 

A peine l’occupation de l’église Saint-Boniface, qui est une demi-victoire pour l’UDEP, a-t-elle été dispersée que d’autres occupations, initiées par des sections locales de l’UDEP, ont actuellement lieu dans différentes villes de Belgique.

A Charleroi, la Basilique Saint-Christophe ; à Mons, l’église Saint-Elisabeth ; d’autres sont en préparation ailleurs.

Des occupations initiées par d’autres groupes, que l’UDEP soutient pleinement, sont également en cours telles que l’occupation du centre Lumen par les Afghans qui avaient déjà occupé l’église Sainte Croix à Ixelles en 2003.

 

L’UDEP profite de ces occupations pour rappeler que son projet de loi, repris en  totalité par ECOLO, celui du PS quasi similaire, et une régularisation conjoncturelle dite « one shot » du CdH, établit des critères clairs et permanents pour régulariser tout « Sans papiers ». L’UDEP insiste pour réclamer l’examen de cette loi le plus rapidement possible au parlement, et rejette sur le ministre de l’intérieur la responsabilité politique d’un éventuel drame suite à une grève de la faim  dans l’une ou l’autre occupation.

Au tout début de l’occupation de l’église saint-Boniface, l’UDEP avait engagé le ministre de l’intérieur à réagir tant qu’il était encore temps ; mais ce dernier, adepte du bras de fer, avait préféré « jauger » la solidité du mouvement avant de réagir.

 

Une fois de plus, l’UDEP appelle le ministre de l’intérieur, M. Dewael, à réagir aux appels de toutes ces occupations tant qu’il est encore temps.

 

Et pour l’UDEP, la meilleure manière d’y répondre, reste encore et toujours le traitement global de la question des « Sans papiers » au parlement, avec, dans les meilleurs délais possibles, le vote d’une loi établissant des critères clairs et permanents pour régulariser les « Sans papiers ».

 

En effet, tenter de régler les problèmes des « Sans papiers » au « cas par cas » est moins démocratique et humainement et socialement plus coûteux.

 

Moins démocratique parce que le traitement « cas par cas », sous la pression des occupations, des grèves de la faim et autres moyens d’expression, aboutit inévitablement à des injustices : en effet dans les mêmes conditions, l’un qui a fait grève de la faim est régularisé alors que l’autre qui n’a pas fait grève de la faim est expulsé.

Moins démocratique parce que, au lieu de répondre clairement aux cris de 10.000 personnes manifestant dans la rue pour la régularisation des « Sans papiers » et pour un projet de loi, les responsables politiques concernés tentent de louvoyer et de manigancer des arrangements particuliers qui génèrent parfois des situations cocasses et inédites.

La meilleure manière d’éviter ces dérives très peu démocratiques, c’est de discuter une bonne fois pour toutes d’une loi et de la voter.

L’UDEP rappelle qu’il ne s’agit pas de fabulations, puisque des propositions de loi sont déjà déposées au parlement, par des partis démocratiques dont l’un de la majorité fédérale !!!

 

Humainement et socialement la méthode du « cas par cas » est plus coûteuse parce que c’est la vie et la santé des êtres humains que l’on met dans la balance. En effet, déjà, les Afghans se sont mis en grève de la faim ; et si l’attitude du ministre est la même qu’au début de l’occupation de l’église Saint-Boniface, nul doute que dans les autres occupations d’espaces publics par les « Sans papiers », des grèves de la faim vont également débuter. De même, c’est la paix sociale qu’on hypothèque, car réussir en Belgique à rassembler 10.000 contre sa politique n’est pas un signe de paix sociale.

Mais une fois de plus, M. Dewael compte-t-il attendre de voir 10.000 personnes dans la rue, Belge en grève de la faim aux côtés de ses amis, et des « Sans papiers » au bord de l’agonie, pour réagir et encore, au « cas par cas » ?

 

L’UDEP, soucieuse du sort et de l’intégrité physique des « Sans papiers », soucieuse de respecter la démocratie et de favoriser la paix sociale, appelle le ministre de l’intérieur et les partis politiques de la majorité fédérale à se pencher sans délais sur les propositions de loi inspirées du projet « UDEP », propositions en souffrance au parlement.

L’UDEP profite de cet appel pour s’élever contre la réforme en cours de la loi du 18 décembre 1980, réglementant le séjour des étrangers en Belgique, et que le ministre veut rendre encore plus inhumaine et contraire à ce qui a été exprimé dans la rue, le 25 février dernier, par plus de 10.000 personnes.

L’UDEP demande au ministre de l’intérieur d’éviter, une fois encore, de tenter de faire passer en force cette réforme, au risque de perturber la paix sociale et de s’exposer aux conséquences récemment observées dans un pays voisin concernant un contrat première embauche.

 

Pour nous, UDEP, seule une loi établissant des critères clairs et permanents fera avancer la question des « Sans papiers » en Belgique. Toute autre manœuvre, et notamment une réforme sournoise de la loi et le traitement au « cas par cas » des dossiers et des occupations, est inutile, inefficace et coûteuse, à la fois pour l’Etat, pour les « Sans papiers » et pour la population.

 

 

 

 

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