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30.03.2006

Une cinquantaine de sans papiers occupent la basilique Saint-Christophe de charleroi

http://skynet.rtbf.be/index.html?page=reportages&pq=m...

 

29.03.2006

Débat sur la REGULARISATION

Belgique
Sans papiers : CDh, Ecolo et PS ont expliqué leurs propositions de loi sur la régularisation des « Sans papiers »
Trois propositions de loi (déposée par Cdh, Ecolo, et Ps), pour la régularisation de tous les sans papiers, ont été au centre du débat organisé lundi 27 mars par l’UDEP (Union pour la défense des sans papiers) dans la salle « Lumen », située à un jet de pierre de la place Flagey à Ixelles. Il est 19 heures, la salle est comble. Beaucoup de personnes en situation précaire sont là. La mine est grave car chacun veut une solution à son problème… tout de suite. La soirée a commencé par la projection d’un court documentaire émouvant sur la marche du 25 février -aux abords du centre fermé de Vottem - qui avait réuni environ 10 000 personnes venues manifester pour la régularisation des sans papiers. Vint le tour des orateurs. Me Emmanuelle Alabi, représentante du Cdh, la députée fédérale Marie Nagy pour Ecolo et son collègue Mohamed Boukourna pour le PS, ont tour à tour explicité le contenu des propositions de leurs partis. Celles-ci ont en commun l’établissement d’une commission permanente de régularisation et l’amendement de l’article 9,  alinéa 3 de la loi du 15 décembre 1980 qui donne un pouvoir discrétionnaire au ministre de l’Intérieur. Me Alabi a insisté sur des critères clairs et précis pour être régularisé. Son parti plaide pour un organisme qui résorberait tous les contentieux des personnes en situation précaire. Marie Nagy a souligné la nécessité de retenir des critères objectifs les plus larges possibles afin de prendre en compte tous les cas. Elle a affirmé qu’il y a urgence humanitaire et  a appelé à une mobilisation générale de tous les sans papiers. Mohamed Boukourna a, pour sa part, souligné qu’il ne s’agissait pas d’un combat partisan mais d’un combat de tous les partis démocratiques pour une société plus juste et plus sociale. Il a regretté que la loi précitée laisse énormément des gens au bord de la rue. Enfin, il est revenu sur l’occupation de l’église Saint-Boniface qui serait, selon lui, à la base de la régularisation des 130 occupants. « Là où il n’y a pas de lutte, il n’y a pas de progrès » a enchaîné Ali Guissé, porte-parole de l’UDEP, paraphrasant Frédéric Douglas, premier écrivain noir Américain au 19me siècle. Guissé faisait allusion à la promesse de l’Office des étrangers d’octroyer aux occupants de l’église Saint-Boniface des titres de séjour en Belgique, après une occupation de 5 mois, des marches et de grève de la faim. Le porte-parole de l’UDEP a demandé à l’assistance de vaincre la peur. Il a remercié les Belges pour leur soutien « qui nous donne l’espoir ». A ceux qui disent que la Belgique ne peut pas accueillir « toute la misère du monde », il a eu ces mots : « arrêter de piller le tiers monde ». Me Axel Bernard, conseil de l’UDEP, a livré un véritable réquisitoire contre certaines dispositions de la loi du 15 décembre 1980 qui est appliquée, selon lui, d’une manière restrictive. Situation qu’il a qualifiée « d’arbitraire et d’indécente ». Ajoutant que la « régularisation doit être un droit ». Le juriste a déploré les régularisations « one shoot » de 1974 (8 000 personnes) et de 1999 (40 000 personnes) qui n’ont pas régler les problèmes. Il a plaidé pour le renversement des rapports de force en faveur des personnes en situation précaire afin d’obliger les parlementaires à « adhérer à notre cause ». Et de conclure : « la lutte paie ; la mobilisation paie ». Le débat s’est focalisé sur la démarche pour une régularisation rapide. Les intervenants ont condamné l’enfermement des enfants dans des centres fermés. Un ex-sans papier, régularisé en 1999, a souhaité la régularisation de tout le monde et a déploré qu’ « on tente de criminaliser les sans papiers et leurs enfants alors qu’ils sont des paisibles citoyens ».  L’assistance a aussi condamné le projet de loi déposé par le ministre des Finances, Didier Reynders, sur l’évasion fiscale. « Si on régularise les capitaux, pourquoi pas les personnes ? C’est très important », a-t-on entendu dire dans la salle. Un autre projet de loi, celui du ministre de l’Intérieur, Patrick Dewael, en rapport avec la loi du 15 décembre 1980, a été attaqué par des intervenants. Les sans papiers craignent le renforcement du rôle de police que le projet du ministre de l’intérieur semble donner à l’Office des étrangers. Ils veulent dès lors s’opposer à ce qu’ils appellent « racisme institutionnel ». D’autres interventions ont tourné autour de la manifestation du 1er mai prochain, fête du travail. Les sans papiers veulent défiler en masse à cette occasion pour plaider leur cause. Les partis politiques présents ont émis sur la même longueur d’onde que l’auditoire, tout en invitant les intervenants à être réalistes dans leur revendication. Que retenir de cette manifestation ? « Continuer à se mobiliser » a résumé Guissé. Mardi 28 mars, la basilique Saint Christophe de Charleroi est occupée par une vingtaine des sans papiers. Affaire à suivre.
                        Ali KALONGA

 


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27.03.2006

l'UDEP Verviers

"J'ai choisi une terre pour grandir"

 

Cela fait 4, 5, 6 ans, parfois plus, qu'ils sont parmi nous, sans être explicitement reconnus. Ils ont posé leurs bagages sur "notre" sol, ils ont appris nos coutumes et nos langages, ils ont élevé leurs enfants au milieu des nôtres.

 

Puis un jour, sans crier gare, on leur a envoyé un triste formulaire appelé Annexe 13 : "OQT", Ordre de Quitter le Territoire. Leur histoire n'avait pas convaincu. Pire : on les suspectait d'avoir menti pour se faire admettre dans le paradis européen, devenu entre temps un bunker bien gardé.

 

Ils se sont dit que l'Administration s'était trompée, qu'un recours était toujours possible, et ils sont restés malgré tout. Ils se sont transformés en Sans-Papiers : sans existence légale, sans aide sociale, sans droit au travail, en marge de notre société.

 

Tout simplement parce qu'ils avaient choisi d'y vivre, ne pouvant plus rester sur leur terre natale, et parce qu'à force d'y vivre, ils avaient pris racine.

 

 

Cela fait un an que nous commençons à les connaître, ces Sans-Papiers sortis de l'ombre : le 1er avril 2005, ils ont créé l'UDEP Verviers, l'Union pour la Défense des Sans-Papiers.

 

Ils ont pensé comme les premiers Belges que « l'union fait la force », et qu'ensemble ils parviendraient bien à les obtenir, ces fameux papiers !

 

Plusieurs de nos concitoyens se sont joints à eux, révoltés par le sort qu'on leur faisait subir : travail « en noir » souvent épuisant, toujours mal payé, attente interminable d'une réponse à leurs recours, crainte perpétuelle d'être arrêtés, enfermés, menottés, expulsés.

 

Nous sommes de plus en plus nombreux à refuser cette politique répressive qui arrache des êtres humains à leur quartier, à leur école, à leurs amis. Nous avons manifesté avec eux à Vottem, à Anvers, à Bruxelles; nous voulons manifester avec eux à Verviers, là où ils ont choisi de grandir et de vieillir tranquilles. Comme vous, comme nous, comme tout être humain.

 

 

Nous appelons tous les citoyens qui croient à la liberté et aux droits humains à nous rejoindre le samedi 1er avril à 14h. Devant la gare de Verviers. De là, nous traverserons la ville jusqu'à la place du Marché. Apportez des plantes vivaces (si possible des pensées), symboles de notre enracinement, qui seront remises au Bourgmestre pour fleurir les parterres de la ville.

 

 

Soutien au projet de loi Udep

 

Régularisation des Sans Papiers sur base de critères clairs et permanents

 

Arrêt des rafles et des détentions, y compris des familles et des enfants

 

Suppression des centres fermés et arrêt immédiat des expulsions

 

 

 

23.03.2006

Le nombre de demandeurs d'asile a diminué de moitié depuis 2001, indique l'UNHCR

 Le nombre de demandeurs d'asile a diminué de moitié depuis 2001, indique l'UNHCR


Genève, vendredi 17 mars 2006

GENÈVE - Au cours des cinq dernières années, le nombre de demandeurs d'asile arrivant dans les pays industrialisés a diminué de moitié, selon les statistiques préliminaires annuelles publiées vendredi par l'agence des Nations Unies pour les réfugiés. En 2005, les demandes d'asile dans 50 pays industrialisés ont fait une chute spectaculaire pour la quatrième année consécutive, atteignant leur niveau le plus bas depuis presque deux décennies.

« Ces chiffres démontrent que le discours qui prévaut dans les pays industrialisés sur l'augmentation des problèmes liés à l'asile ne reflète pas la réalité », a déclaré le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres. « En effet, les pays industrialisés devraient se demander si, en imposant des restrictions encore plus sévères sur les demandeurs d'asile, ils ne ferment pas la porte à des hommes, des femmes et des enfants qui fuient les persécutions. »

Depuis 2001, les demandes d'asile dans 50 pays industrialisés ont baissé de 49 pour cent. L'année dernière, 336 000 demandes d'asile ont été déposées, soit 15 pour cent de moins qu'en 2004.

Le nombre total de demandeurs d'asile arrivés l'an passé dans 38 pays industrialisés, pays pour lesquels des statistiques de nature comparable sont disponibles sur le long terme, était le plus bas jamais atteint depuis 1987, soit

331 600 personnes. Dans les 25 pays de l'Union européenne, mais également dans toute l'Europe, le nombre des demandeurs d'asile était au plus bas depuis 1988.

Dans la plupart des pays d'asile, l'année 2005 a aussi été la plus basse pour les chiffres de l'asile depuis longtemps. Ainsi le Danemark et l'Allemagne ont-ils atteint leur niveau le plus bas depuis 1983 ; le Canada depuis 1985 et la Suisse depuis 1986. Au Royaume-Uni, le nombre de demandes d'asile en 2005 n'a jamais été aussi bas depuis 1993.

« Maintenant que le nombre de demandeurs d'asile a chuté à un niveau record, les pays industrialisés vont pouvoir consacrer plus d'attention à l'amélioration de la qualité de leurs systèmes d'asile, en vue d'optimiser la protection des réfugiés et non seulement de faire baisser les chiffres », a ajouté António Guterres. « Malgré la perception qu'en a l'opinion publique, la majorité des réfugiés du monde continuent d'être accueillis par des pays en voie de développement, comme la Tanzanie, l'Iran et le Pakistan. »

En dépit d'une diminution de 15 pour cent l'an passé, la France reste le pays qui a reçu le plus de demandes d'asile en 2005, soit environ 50 000 nouveaux cas. Les Etats-Unis arrivent en deuxième position avec 48 800 demandes. Le Royaume-Uni est au troisième rang avec 30 500 demandes, suivi par l'Allemagne, le pays d'asile qui est resté numériquement le plus important en Europe pendant une bonne partie des années 80 et 90, avec 28 900 nouveaux cas. L'Autriche occupe la cinquième place avec 22 500 dossiers.

Toutefois, lorsque l'on compare le nombre de demandeurs d'asile à la population totale des pays d'accueil, un tout autre tableau apparaît. Sur la base d'une formule per capita utilisée par l'UNHCR depuis cinq ans, Chypre, l'Autriche, la Suède, la Norvège et la Suisse seraient les premiers pays d'accueil, suivis par le Royaume- Uni, l'Italie, la France et l'Allemagne. Les chiffres per capita de l'Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et des Etats-Unis sont nettement inférieurs à ceux de l'Europe.

Les demandes d'asile dans l'Union européenne ont baissé de 16 pour cent l'année dernière, en comparaison avec 2004. La baisse la plus nette a été observée dans les 10 nouveaux pays membres de l'Union européenne, où les demandes ont décru de 35 pour cent, en comparaison avec la baisse de seulement 12 pour cent dans les 15 autres pays de l'Union européenne.

 


En 2005, on ne dénombre que 10 pays ayant reçu plus de 10 000 demandes d'asile (l'Autriche, la Belgique, le Canada, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni et les Etats-Unis), alors qu'ils étaient 15 pays en 2001.

La plus grande chute du nombre de demandes d'asile dans les cinq dernières années concerne les pays hors Europe. En 2005, le Canada et les Etats-Unis ont reçu 54 pour cent de demandes d'asile en moins qu'en 2001, alors que les dossiers en Australie et en Nouvelle-Zélande ont baissé de 75 pour cent pendant la même période.

Le plus grand groupe de demandeurs d'asile en 2005 était originaire de Serbie-et-Monténégro, incluant les personnes originaires du Kosovo, suivi des ressortissants de la Fédération de Russie, comprenant les demandeurs d'asile tchétchènes. La Chine est restée le troisième plus grand pays d'origine des demandeurs d'asile, suivie par l'Iraq et la Turquie.

Sur les dix nationalités d'origine des demandeurs d'asile, la proportion des Iraquiens et des Haïtiens a largement augmenté en 2005, toutes deux à hauteur de 27 pour cent, alors que les demandeurs d'asile afghans et turcs continuent à diminuer fortement.

 

Tous les chiffres compris dans ce communiqué sont provisoires et susceptibles de changement.

 

 

 

22.03.2006

APPEL 1 MAI - PROCHAINE MOBILISATION NATIONALE POUR LA REGULARISATION

APPEL 1 MAI - PROCHAINE MOBILISATION NATIONALE POUR LA REGULARISATION

 

 
Apres l'extraordinaire succès de la manifestation nationale du 25 février ( 10 000 personnes) à Bruxelles, nous vous proposons une nouvelle action nationale.

 
Le mouvement pour la Régularisation des sans papiers revendique l'acquis des droits sociaux telle que la Santé, l'Education, le Logement, la Libre Circulation et le Travail pour tous sans distinction de race, de couleur ou d’origine.

 
Ces droits sont inscrits dans la déclaration universelle des droits de l'homme et souvent dénoncé par les institutions internationales pour son non-respect.

 
La Belgique a déjà été condamnée et continue à violer ces droits fondamentaux : cinq centres fermés dont trois avec des enfants, des expulsions forcées quotidiennes, qui produisent souvent des séquelles psychologiques et physiques irréversibles, etc…..
Les réformes des procédures en cours ne prévoient aucunes améliorations, au contraire ...

 
Le meilleur moyen de lutter pour l'acquis de tous ces droits passe par des propositions  claires comme la proposition de loi "UDEP" mais aussi par la mobilisation.
Des mobilisations de citoyens belges et sans papiers, rendra visible une réalité souvent cachée ou tabou pour les politiques et surtout ignorée par la grande majorité de la population.

 
Nous proposons une journée d'action nationale à l’occasion de la fête du travail du premier mai ou nous exigeons le droit au travail pour les sans papiers, et réclamons aux syndicats leur syndicalisation en tant que travailleurs.

 
Nous manifesterions sur le même texte de revendication  ( texte en bas de page, déjà avalisé par plusieurs associations), et les mèmes mots d’ordre, mais avec des actions décentralisées dans toutes les villes du pays.
Nous proposons en fonction de la situation dans votre région de vous joindre avec des sans papiers aux manifestations du premier mai ou d’organiser une manifestation/action/débat pour rendre visible la problématique, souligner l'apport économique de l'immigration clandestine et  réclamer un droit au travail des sans papiers et une syndicalisation de ces travailleurs.
Prévenez-nous de vos actions, nous les relaierons et médiatiserons toutes les actions de cette journée nationale pour le droit au travail des sans papiers. Toutes les activités seront prises en considération, que ce soit une projection, une fête, un débat, une table d'information, une manifestation.

 
 Dans   certaines villes des sans papiers et leurs groupes de soutien se sont déjà organisés :  
 - à Liège, participation à l'EUROMAYDAY,  
 - à Verviers participation de l’UDEP au  village associatif de la FGTB, 
 -  à Bruxelles l’ UDEP rejoindrait la manifestation du collectif « Chasse aux Chômeurs »  
 - et à Anvers celle des syndicats. 
Une affiche commune pour tout le pays est en cours et vous sera envoyée dés que possible.
COMITE 25 FEVRIER
Tel ; 0496 40 33 09
Signature de Soutien à l'Appel
- Association :
- Nom du signataire et telephone :
- Region ou ville :

15.03.2006

Sans-papiers : Ecolo demande l’urgence au Parlement

 

Sans-papiers :

 

 

Ecolo demande l’urgence au Parlement

 

 C’est demain, en séance plénière, que la Chambre des Représentants décidera de la prise en considération des propositions de loi déposées par Ecolo, le cdH et le PS pour régulariser la situation des sans-papiers séjournant dans notre pays.
Etant donnée la précarité de la situation de ces personnes, Ecolo demandera demain en séance plénière que les trois propositions de loi soient renvoyées en procédure d’urgence devant la Commission de l’Intérieur.
Les manifestations qui ont eu lieu ces dernières semaines, dont la dernière a rassemblé à Bruxelles près de 10.000 personnes témoignent de ce qu'un débat démocratique doit avoir lieu.
Que l'on soit pour ou contre le contenu des propositions il est évident que la question des sans papiers doit être débattue d'urgence ! Si la majorité des parlementaires présents votait l’urgence, les textes des propositions de loi pourraient être discutés dès la semaine prochaine !
Ecolo estime par conséquent indispensable que l’ensemble des partis démocratiques, et a fortiori ceux qui ont déposé une proposition, le rejoignent sur sa demande. Il les invitera formellement à procéder de la sorte et appuiera toute initiative en ce sens.
Jean-Michel Javaux & Isabelle Durant                                   Marie Nagy
Secrétaires fédéraux                                                                   Députée fédérale
 
Pour plus d'informations :

Pour plus d'informations :

Eric BIERIN             José CORDOVIL
+32.2.211.33.12       +32.2.211.33.13
+32.475.28.48.74     +32.475.75.38.73

 

09.03.2006

sites voisins

  UDEP Verviers http://udep.skynetblogs.be
  Coordination pour la régularisation
  Cracpe blogue
  Cracpe site
  l'Ambassade Universelle
  Collectif Contre Les Expulsions
  CRECF
  VAK (collectif de Gand)
  Assemblée des voisins d'XL
  Pajol (sans-papiers de France)
Atraie Espagne
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06.03.2006

Le Soir

Des sans-papiers décidés à lutter

Le Soir en ligne
mercredi 01 mars 2006, 22:17
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Une soixantaine d'occupants de l'église Saint-Boniface ont exprimé, au cours d'une conférence de presse, leur volonté d'entamer ou de poursuivre une grève de la faim samedi matin afin de réclamer une entrevue avec le ministre de l'Intérieur, Patrick Dewael.

Une dizaine de "sans-papiers" ont entamé leur neuvième journée de grève de la faim. Nous avons tenté en vain de dialoguer avec les autorités compétentes, nous avons entrepris des démarches citoyennes pacifistes; nous avons élaboré une proposition de loi. Nous lançons un dernier signal pour relancer le dialogue. Mais le ministre Dewael a toujours refusé de nous rencontrer, a expliqué Ali Guissé, porte-parole de l'Union pour la Défense des sans-papiers (UDEP). On ne peut aujourd'hui nous reprocher de faire du chantage. La grève de la faim est un signe de désespoir , a-t-il ajouté.

Les enfants et les personnes malades ne participeront pas à la grève de la faim. Sur les 130 demandes de régularisation introduites, 43 dossiers ont été examinés et, hormis un, tous été refusés. Alors que l'Office des étrangers, dont le directeur a rencontré une nouvelle fois mardi une délégation de l'église, a accepté de réexaminer les dossiers si de nouveaux arguments étaient introduits, les sans-papiers sont à présent réticents à réintroduire une demande.

Epinglant deux dossiers de personnes ayant introduit des demandes en bonne et due forme mais dont les noms ne figurent pourtant pas dans la banque de données de l'Office des étrangers et un troisième dossier d'un homme qui dément avoir fait l'objet d'une expulsion comme le prétend l'Office des étrangers, l'UDEP s'interroge sur les chances réelles de voir aboutir les dossiers.

L'UDEP demande que soient intégrés lors des examens des dossiers les critères, inscrits dans la loi du 15 décembre 1980 relatifs à la durée de la procédure d'asile, l'impossibilité de retour dans un pays en guerre, la maladie ou l'handicap, la naissance d'un enfant en Belgique ou les attaches sociales.

Il ne suffit pas qu'il y ait un recours, il faut encore que celui-ci soit effectif, rappelle pour sa part Me Vincent Lurquin. Il faut donc que le Conseil d'Etat se prononce dans un délai raisonnable et permettre surtout aux demandeurs de rester, sinon le recours devient sans objet, a-t-il dit.

Cinq des sans-papiers de l'église Saint-Boniface ont été conduits vers des centres fermés. L'un d'entre eux a été expulsé de Belgique vendredi dernier.

(D'après Belga)

17:02 Publié dans Presse | Lien permanent | Envoyer cette note

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